Là-bas

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Aujourd’hui : grande nouvelle!!

J’ai appris que je pouvais avoir les yeux mouillés sur du Goldman…

Je rentrais du travail, toute tranquille, toute fatiguée et toute satisfaite de ma journée. Arrivée à ma voiture, j’y ai posé mes fesses et elle (je parle de la voiture) et moi sommes sorties du parking le cœur en joie. Rien à gauche, rien à droite. Allez, zou! On est partie pour la maison. J’allume la radio, espérant bien tomber sur une chanson des Stones ou une chanson d’Aretha Franklin ou même de la dance. Je m’attendais un peu à tout en bonne aventurière que je suis. A tout sauf à ça :

Forcément, je m’identifie. Forcément, je commence à chanter. Forcément, je suis toute contente. Et là, pour la 1ère fois de ma vie en écoutant cette chanson, je m’ identifie au gars :

« Ici nos rêves sont étroits, c’est pour ça que j’irais là-bas »
« Faut du cœur et du courage, mais tout est possible à mon âge »
« Ici tout est joué d’avance »
« Je te perdrais peut-être là bas, je me perds si je reste là »
« Tout est neuf et tout est sauvage »

Pendant cette chanson, mon imagination divague, comme à son habitude, et j’imagine : moi dans l’avion en route pour Montréal; moi à Nantes qui dit en revoir à ceux que j’aime ; et puis là : défilé! Je me suis vue aux soirées avec mes amis, en train de rire. Je me suis vue avec ma sœur en train de jouer à Téléphone Secret à Noël (et je parle du Noël de 2010). Je me suis vue à table avec mes parents, en train de discuter de tout et de rien, et surtout de tout. Je me suis vue avec O, en train de nous colorer les cheveux à Rennes. Je me suis vue avec S, en train de boire un café dans Nantes et de parler de ce qu’on s’était pas dit depuis tout ce temps. Je me suis vue avec J, en train de bouger nos fesses sur la piste de danse. Je me suis vue avec A, A et M dans un troquet parisien. Il y a eu un de ces putains de medley…

Et l’autre fille qui en rajoute :

« N’y va pas »
« Je te sais si fragile parfois »
« On a tant d’amour à faire, tant de bonheur à venir »
« J’oublierai ta voix, ton visage, j’ai beau le serrer dans mes bras, tu m’échappes déjà »
 

Ah bah merci!! Tu parles d’un encouragement!!

Et du coup, le drame est arrivé, j’ai eu des larmichettes sur du Goldman.

Et après, je me suis dit que bon, j’avais vraiment un cœur d’artichaut. Et qu’il valait mieux penser à autre chose avant que quelqu’un me voit.

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3 réflexions sur “Là-bas

  1. Touchant et très, très bien écrit!
    Bon courage pour la suite et vive l’aventure!
    Le temps passe beaucoup trop vite et il faut prendre le temps de déguster le présent, l’avenir te rattrapera et te dépassera très vite!

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  2. Eh eh, moi aussi je pratique la divination par la chanson (mix de morceaux sur l’Ipod) et la plupart du temps c’est encourageant. Tout est question d’interprétation ! Fonce, et écoute Nostalgie, t’auras des chances de tomber sur « Ain’t no mountain high enough » ! 😉

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    • Ce que je dis pas, c’est qu’après, j’ai chanté : « Ia du bois et ia des bucherons, et plein de bébés caribous, c’est pour ça que j’irai là-baaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaas »

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