Batu Cave à Kuala Lumpur

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En rentrant de Malacca, j’ai retrouvé un copain de Hanoi sur Kuala Lumpur. Ayant lui aussi fait rapidement le tour de la capitale, nous nous sommes entendus pour visiter Batu Cave, un temple construit dans une grotte et attraction recommandée dans les guides touristiques.

La première épreuve à été de retrouver Kiran dans la gare… « Rendez-vous au Mac Do » semblait simple sur le coup, mais la gare (Sentral Station) est reliée à un mall lui même relié au métro.

Donc, une fois que je me suis dépatouillée à sortir du métro et à me trouver dans le mall, il a fallu que je me débrouille pour retrouver l’accès à la gare. Ca va, il n’y avait que 7 étages… bref, je suis montée de 3 étages, redescendue de 2 et comme je n’avais pas moyen de joindre mon pote et que le temps passait, je me suis décidée à demander ma route à un garde. Dans la vie, faut savoir aller à l’essentiel. Et hop! Me voilà repartie. 

Je retrouve donc Kiran, un pote anglais rencontré sur Hanoi et pas revu depuis près de 10 mois. Nous voici tous les deux à déblatérer dans tous les sens sur ce qui s’est passé depuis la dernière fois que nous nous sommes vus, un mélange d’infos envoyé en vrac, quand nous nous rendons compte que nous n’avons pas la moindre idée de l’accès à notre métro (très bien indiqué sur nos cartes au demeurant…)

Le métro à Kuala Lumpur ne fonctionne pas en couleur ou en numéro (c’est le cas à Shanghai) et il nous est compliqué de trouver notre chemin.. Kiran m’avoue avoir eu du mal avec les transports depuis son arrivée et je lui confirme m’être sentie complètement con à bien des moments à errer comme une âme en peine juste pour savoir quelle ligne de métro ou quelle compagnie (cela fonctionnerait-il en grand bordel comme à Tokyo?) utilisées.

Donc, pareil que précédemment, nous nous rendons vers le bureau des informations et trouvons notre route!

Près d’une heure de métro plus tard, nous arrivons à Batu Cave. Au bout de quelques minutes de marche, nous sommes devant l’immense statue dorée et ses marches voisines.

Avant de commencer l’ascension, je dois louer un foulard pour me cacher les jambes. 

Je vous rassure tout de suite: aucun problème pour les épaules dénudées de Kiran, personne ne lui à fait de remarques désobligeantes et personne ne lui a lancé des regards déplacés (je suppose donc que l’homme, suite à des années de lutte contre l’oppression des femmes a réussi son combat et peut assumer son corps sans problème… #sarcasme)

Bon, malgré mon voile aux pattes, j’avance plus vite que Kiran qui crache ses poumons et nous arrivons sans mal au sommet. Les singes étaient aussi de la partie mais nous regardaient à peine; trop occupés à se chercher des poux. 

La grotte au sommet habite un temple hindou et être avec Kiran, Anglais de Manchester dont les parents sont Indiens est un plus pour avoir des explications sur les différentes représentations divines (et des bons conseils sur la nourriture indienne – qui n’est pas ma préférée mais le Roti Canai est en effet une bonne reco!).

De l’autre côté des marches se trouve une autre grotte qui se visite avec lampe frontale. On a décliné l’invitation malgré l’autocollant TripAdvisor bien visible à côté des prix. Il faut dire que les photos de scorpions, serpents et araignées ne nous inspiraient pas.

Nous avons donc sagement observer les singes et la skyline au loin.


Nous avons ensuite repris le métro en direction du Skybar, bar/restaurant d’un hôtel avec un rooftop doté d’une piscine.



C’est pour moi le meilleur point de vue pour voir les tours Petronas de jour et de nuit!

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Visiter Penang: enfin la mer!

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Après avoir passé le réveillon du 31 décembre à Kuala Lumpur (bonne année à tous au passage!)

avec deux amis et tous les clients de l’auberge de jeunesse où nous étions (Travel Hub Guesthouse – meilleure auberge de jeunesse à Kuala Lumpur), nous avons pris un vol d’une heure pour Penang, charmante petite île au nord de la Malaisie.

Au programme de ces 5 cinq jours: plage, bronzette, découverte et révisions du chinois!

Georgetown

Penang est une charmante île en Malaisie comprenant une ville de charme axée sur l’histoire, le mélange ethnique et le streeart: Georgetown. En s’y promenant, on croise temples bouddhistes, temples hindouistes, mosquées et églises.

En dehors de la proximité avec la mer, c’est particulièrement le street art qui attire le touriste.

Encore une fois, preuve en est faite que l’art est essentiel à l’attractivité d’une ville. Grâce à l’application maps.me, pas besoin de connexion Internet pour visiter la ville et nous repérer pour trouver les endroits à voir. Il faut tout de même avouer que nous nous sommes aussi promenés en suivant notre intuition. C’est comme cela que nous avons trouvé une sorte de petit Chinatown sur les quais.

Bon… le panneau « ne pas sauter », on l’a quand même vu après avoir pris la photo. On n’est pas tant que ça des rebelles!

Avec le petit fascicule récupéré à l’aéroport de Penang, nous nous sommes rendus compte que Georgetown avait un café de 3D Art Coffee! Ca tombe bien, j’avais envie de tester cette nouveauté depuis que j’en avais entendu parler!

Le café « Coffee on the table » se trouve sur Lebuh Patai. Et si j’avais su avant, j’aurais demandé un café avec la forme de Totoro dessus!

Après cette pause caféinée, nous avons déambulé dans « Little India »‘et avons pris le bus pour rentrer à notre hôtel.

Le trajet à mis un peu plus d’une heure. Les arrêts étaient situés tous les 500 mètres et à l’image de la Malaisie, ce sont des personnes de toutes les couleurs (vêtements et couleurs de peaux) et de toutes confessions religieuses et de tous âges qui sont montés et descendus au fur et à mesure des trajets: les écolières voilées aux côtés de touristes allemands assis à côté de personnes âgées, etc.

Vivant à Shanghai, c’est très intéressant et plaisant de voir tous ces visages, tous ces personnages et surtout tous ces mélanges car rares y sont les noirs et les Arabes. Il me semble que l’on essaie en France de donner une image négative de tous ces mélanges et de trop mettre des cases de couleurs, d’origine et de passé historique dans les medias. En Malaisie, tout le monde se mélange; femmes voilées côtoient décolletés et personne ne s’en choque.

Mes premiers jours sur Kuala Lumpur, j’étais embarassée d’être regardée, voire détaillée de la tête au pied. Depuis mon séjour à Malacca, j’ai remarqué qu’il me suffisait de saluer la personne pour que cela cesse. Il faut dire que depuis que j’ai vécu à Hanoi (et c’est pareil sur Shanghai), je ne suis plus habituée à ce que l’on me regarde et à ce que l’on m’interpelle à part pour me vendre quelque chose.

À Penang, les vendeurs de marché disent bonjour à tout le monde et sourient, ce qui est très agréable après Shanghai, mais il fait avouer que je considérais leur attitude comme suspicieuse au début. On m’a quand même élevée en m’apprenant à faire attention aux inconnus. C’est troublant d’une certaine manière de constater que mon rapport à l’autre change selon le pays dans lequel je me trouve.

Arrivés à notre hôtel, nous nous sommes juste posées à la piscine (merci à l’hôtel Double Tree by Hilton de nous traiter comme des princesses!) avant de prendre la navette de l’hôtel pour le night market.

En Malaisie, la meilleure nourriture reste la cuisine arabe et la cuisine indienne. La cuisine malaise n’est vraiment pas à mon goût.

Le night market offre de nombreux plats à tomber! Mais culinairement, notre plus grand plaisir reste le buffet de l’hôtel où nous sommes!

Ia koi à Mallaca

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Bien contente d’être arrivée dans un petit coin tout mimi du Sud de la Malaisie : Mallaca. Pour la petite histoire, la ville a un passé et une histoire multiculturelles (non, j’ai pas fait de faute à « multiculturelles », je respecte juste l’orthographe que j’ai envie):

« Fréquentée par des marchands et explorateurs chinois des le XVè s, errigée en sultanat par des princes indonésiens, Malacca à vu débarquer Indiens et Arabes, avant d’être successivement conquise par les Portugais, les Hollandais, les Anglais et les Japonais. »

Le Routard

C’est une jolie petite ville qui m’a rappelé le sud de la France et l’Indonésie.

Le centre ville vaut le détour et j’ai trouvé qu’il y avait plus de choses à voir que dans la capitale. L’architecture des batiments est absolument charmantes et les couleurs au détour des ruelles vous donnent envie de vous aventurer plus.

Sur les conseils du Routard, je suis partie jusqu’à la Villa Sentosa, maison représentative des maisons d’autrefois, pleine de couleurs et sur pilotis.

Bien sûr, c’était fermé. Mais je ne regrette pas mes coups de soleil et mes gouttes de sueurs perdues en chemin! J ai suivi la rivière jusqu’au nord et j’ai adoré longer les maisons et bars colorés autour de moi.

Des vedettes passaient de temps en temps sur l’eau à côté de moi, remplies de touristes qui me dévisageaient. C’est toujours fascinant de regarder ceux qui marchent sous le soleil tapant alors qu’ils auraient pu prendre le bateau.

Et voici la fameuse villa dont je n’ai pas pu voir l’intérieur :

Jolies découvertes également sur le chemin du retour avec d’autres bâtiments emplis de charmes.

Sans oublier les Coconut Shakes à tomber!!

Arrivée à Kuala Lumpur

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Quoi faire et quoi éviter à Kuala Lumpur…

Déjà, pour ma première semi journée (arrivée vers 14h à mon auberge de jeunesse), je vous conseillerais de ne pas aller au Central Market (près du Chinatown, près de mon auberge de jeunesse donc) pour manger quoi que ce soit…

Je me suis fait avoir comme la petite pigeonne de touriste que je suis… Loin d’être appétissante, la spécialité locale que j’ai voulu essayer était dégueu… 

J’avais pris un Nesa Malak sur les conseils d’une petite agence de tourisme du coin… Pour 10RM, j’ai goûté à 3 grains de riz et je me suis cassée…

Petites bêtes sur la terrasse de l’auberge de jeunesse

Je me suis retrouvée dans un restau chinois (pour être bien dépaysée de ma vie à Shanghai) et la nourriture était correcte.

COSNSEIL À MOI MÊME: le prochain restau, je regarderai mieux les assiettes des clients…

Après avoir mangé, je m’en suis retournée à mon auberge de jeunesse, la Birdnest Guesthouse, petit hostel plutôt sympa avec un bon rapport qualité prix et une terrasse superbe avec plein de plantes et 2 … varans.

JOUR 2

Réveil à 8h pour bien commencer les vacances à flâner jusqu’à 10h avec un bon livre prêté par ma coloc « Americanah ».

J’ai quand même réussi à me motiver ensuite pour aller au musée de l’art islamique. 

Le trajet pour y aller était parsemé de lieux historiques plus ou moins récents assez chouettes.

(Coucou les Petronas Towers!)

Les quelques minutes passées dehors m’ont rappelé mon séjour en Indonésie. La chaleur surtout, qui m’avait frappée lorsque j’étais sortie de l’aéroport à Jakarta. Le mélange architectural aussi. Et puis les gens, venant tous d’horizons différents, un mélange particulier de femmes voilées, d’hommes bedonnants et d’autres alongés sur le trottoir à attendre que le temps passe… ou qu’un passant leur fasse l’aumône.

Puis je suis enfin arrivée au musée, sur les conseils de ma voisine de lit de l’auberge de jeunesse. Ca m’a rappelé mes jeunes années où j’apprenais l’arabe à la fac.

Pour être tout à fait honnête, ce musée ne m’a pas charmé. 

« THIS IS NOT TO SAY, HOWEVER, THAT WOMEN HAD NO ROLE TO PLAYS IN PIBLIC AFFAIRS »

Il faut dire que commencer la première pièce par la fashionista des femmes en burqa (Oui Mesdames! À défaut de montrer vos gambettes, vous pourrez fièrement exposer les paillettes de votre burqa pour la saison 2018!), ne m’a pas emballée…

L’explication de l’architecture des mosquées, l’histoire de l’Islam et de sa propagation dans le monde étaient intéressantes cependant. J’ai aussi trouvé touchant le fait de finir le musée avec les photos de monuments islamiques détruits sous les bombes…

Je me suis ensuite rendue au Jardin Botanique. 

Dirons-nous plus vert et plus mon truc.

Sur la route du retour, une petite mésaventure m’est arrivée. Rien de grave mais qui m’a choquée assez pour en avoir la gerbe pendant une bonne 15aine de minutes. J’allais poster cet article sans en parler quant une serveuse du café où je me trouve m’a expliqué que d’avoir mes jambes étalées sur la chaise d’à côté était choquant alors que des gens mangeaient… 

Bon, de 1. personne ne mangeait à côté de moi (j’ai vérifié), de 2. j’habite en Asie depuis suffisamment longtemps pour savoir que tout le monde s’en tape de ce que les voisins font (croyez-moi qu’au 500ème râclement de gorge profond, on est blindé), de 3. même pas j’étais avachie!!!, de 4. c’est rien à ote de mon aventure (dans laquelle personne n’a rien dit..)

Allez, comme j’aime partagé ces moments gores avec vous, chers lecteurs, c’est parti!

Je rentrais donc tranquillement de ma promenade lorsque j’arrive à hauteur d’une voiture, les portes ouvertes, garée sur le trottoir sur lequel je marche. Les portes ouvertes, ca m’a fait marrer parce qu’avec la chaleur qu’il fait, c’est mieux.

Et là, je jette un coup d’oeil et mes yeux tombent nez à nez avec un mec en train de se masturber tranquillement… Je dis tranquillement, c’est pas que je lui ai demandé, c’est juste que le mec a honte de rien… Ca m’a bien écoeurée, surtout que j’étais pas prête et que je repensais aux deux petites soeurs que j avais vues au musée, l’une avec un voile, l’autre non; et que je me demandais si la petite récupérerait bientôt le voile de sa grande soeur, comme moi qui récupérais, petite, les pulls de ma grande soeur…

Bref, je n’étais pas prête… 

J’ai donc été chercher des Malais pour qu’ils préviennent la police. Car même si ce n’était pas une vraie agression au sens où certains l’entendent en 2017, je vous assure que j’ai eu un bon goût de gerbe dans la bouche… La première question de ces derniers : « un Chinois ou un Malais? » Putain mais que je suis con!!! J’ai même pas pensé à lui demander… Vu leur peu de réactions rapides, je me suis cassée. 

Je comprends que mes jambes étalées sur la chaise ait choqué la serveuse… Je suis la touriste la plus devergondée qu’il fut. Mais croyez-moi qu’après la réflexion de la serveuse, j’ai bien envie de faire péter décolleté et jean collé serré à mon cul, juste pour dévoiler mes formes en signe de rébellion… Bon, ça, c’est dans un monde où j’aurais vraiment peur de rien. En attendant, pensez bien que mes jambes sont à leur place, fières d’exister, recouvertes de tissu ou non!

Voilà, c’était mon #denoncetonporc de 2017, the one and only… (liste non-exhaustive mais ien à qui sont à préparer la bûche à ce moment donc bon…)

Allez, sur ces bonnes paroles, Joyeux Noël et joyeuses fêtes à tous (avec votre famille ou loin d’elle)!

(Je m’excuse auprès de ceux que j’ai pu choquer par mon langage mais vous n’êtes sûrement pas tombés sur ce blog par hasard! Pour les autres, désolée, on est vraiment dans un sale monde…)