Le repos de la Birmanie : Ngapali ce coin de paradis

Birmanie, Ngapali

Noël 2018, il fait froid sur Shanghai. Plutôt que de rentrer en France, je pars avec une amie, Maéva, pour le soleil birman. Mon voyage (Shanghai > Mandalay – Bagan – Lac Inle – Bagan – Ngapali – Mandalay > Shanghai) durera 15 jours.

Jour 12 : bronzée tu seras

Lorsque je suis partie de Bagan ce mardi 1er janvier 2019, je savais que j’allais passer une bonne partie de ma journée dans le bus.

Mon pick-up devait arriver vers 8h30 ce matin-là. Il est finalement arrivé sur les coups de 10h. Pas de panique, c’est aussi ça les voyages en Asie. La patience est le maître mot. Tout arrive toujours.

Cette petite camionnette, composée de 2 bancs se faisant face à l’arrière, nous a donc emmenés (« nous » étant 3 Occidentaux donc deux Françaises d’une 30aine d’années) rejoindre un minivan qui entassait déjà plus d’une dizaine de personnes. En le voyant, les trois Occidentaux que nous sommes se sont regardés et ont pensé sans le dire « Ça ne passera jamais ».

Eh bien si. Les quatre passagers qui se serraient déjà sur une banquette destinée à 3 personnes, se sont levés, sont sortis du van, ont laissé les 3 blancs s’asseoir et sont revenus trouver des places.

Sur la première banquette, nous étions 3 personnes plus l' »assistant chauffeur ». Devant moi s’étaient assises trois personnes en posant une demi fesse.

Cela n’a choqué personne et nous sommes partis ainsi jusqu’à Pyay, c’est-à-dire pour huit heures de transport comprenant cinq haltes. On s’habitue à tout.

Pour corser l’histoire, j’avais, depuis Inle, des soucis de bidon, d’intestin, de maladie du voyageur si vous voyez ce que je veux dire – merci à mon estomac, ce bel élément perturbateur … – donc c’était vraiment la joie durant ce trajet. Memo pour moi-même : SMECTA…

À 18h, nous avons pris un autre bus pour Ngapali. Cette fois, tout le monde pouvait poser ses deux fesses à sa place attitrée. C’est vers 5h du matin que le bus m’a finalement déposée à mon hôtel : la Mingalarpar Guesthouse, le meilleur hébergement de mon séjour en Birmanie.

Bien évidemment, en arrivant avant l’aube, la maison d’hôtes était fermée. J’ai eu beau appeler, personne n’était décidé à m’ouvrir.

Vingt minutes plus tard, un tuktuk avec deux Occidentaux à bord est arrivé devant la Guesthouse, a sorti son téléphone, a composé le numéro de téléphone affiché sur le panneau à l’entrée et un couple assez âgé est venu nous accueillir.

Quinze minutes plus tard, j’étais allongée dans mon lit, avec un bon mal de fesses.

Vers 11h, je découvrais la plage de Ngapali et la chaise sur laquelle j’allais passer ma journée à lire et à ne rien faire d’autre.

Ah si ! J’ai commandé à manger à un moment donné ! Riz et fruits de mer et un café glacé bourré de sucres.

Journée parfaite, absolument parfaite !

Vers 21h, j’étais bien évidemment claquée et commençais à piquer du nez dans mon lit. C’était sans compter mes colocs de chambre qui avaient décidé de ne pas voir que j’étais installée sur le lit du haut, prête à sombrer.

M’ayant coupé dans mon sommeil, je n’ai pu m’endormir que vers 1h du matin. C’est aussi ça la vie à l’auberge.

Jour 13 : mode plage activé

Vers 9h, je retrouvais Marion, la Française avec qui j’avais partagé le calvaire des quelques vingt heures de bus. Enfourchant mon vélo loué à la maison d’hôtes, je la rejoignais pour squatter « sa » plage, moins touristique et « bondée » que la mienne.

J’y ai commencé mon nouveau livre « Le soleil des Scorta » que je vous conseille. Je l’ai fini le lendemain et j’ai adoré.

Une nouvelle journée parfaite à ne rien faire.

Je suis rentrée à mon auberge après le coucher du soleil.

« You changed room »

C’est toute détendue (le massage sur la plage ayant apporté encore plus de bonheur à ma sérénité du moment) que je suis arrivée à mon auberge de jeunesse.

Là, la gérante m’explique que j’ai été déménagée dans une autre chambre.

Pas de problèmes. Je suis zeeeeeeeeeeeen.

Je pousse la porte de cette nouvelle chambre et me retrouve nez à nez avec trois mecs…

Et merde…

Ça va ronfler, va falloir que je me cache pour me changer, je vais pas être à l’aise blablabla

Et là, quelques minutes après être rentrée dans cette chambre devenue mixte, j’ai retrouvé deux de mes colocs féminines des nuits précédentes.

Parfait, absolument parfait ! Et alors que les nuits précédentes avaient été un peu monotones, nous nous retrouvions tous les six à échanger sur nos voyages et à attraper des crises de rires.

3 garçons (deux Allemands et un Suisse français) et 2 filles (deux Allemandes et une Française), ça donne un bon mélange !

Jour 14 : playa une dernière fois

Vers 10h, c’est Marion qui est venue me chercher en e-bike pour aller au port de Ngapali.

Petit coin charmant avec une odeur de poisson séché extrêmement forte, le port offre un mélange de couleurs verte inspirée des cocotiers, bleue offerte par la mer et le ciel, rouge et jaune de la peinture des petits bateaux de pêche et marron des façades extérieures des maisons.

Il faut, dans ce coin de paradis, tout de même souligner les dégâts du plastique et de la non-conscience écologique. Qui blâmer ?

Sur la route du retour, nous croisons Pascal, qui a pédalé jusqu’au port et qui nous entraîne observer une activité peu commune. Des enfants sont les starting blocks, à une dizaine de mètres en face de nous, sur un terrain de terre. Ils ont dans leur main des ballons de baudruche. Au coup de sifflet, ils courent vers nous, ballon à la bouche, gonflent leur ballon sur leur course et une fois assez gonflé, sautent dessus pour l’écraser.

Un spectacle tordant. Tant pour eux que pour nous. Puis ces mêmes enfants sont venus nous voir, nous parler, nous observer, chuchoter les uns aux oreilles des autres pour ensuite exploser de rires.

Nos chemins se sont séparés quelques minutes plus tard. Nous avons repris la route pour la « petite plage », pour profiter une dernière journée du plaisir de la plage, du soleil, de la mer, du farniente et des cocotiers.

Le soir, Marion m’a ramenée à mon auberge et nous avons retrouvé mes colocs de chambres pour partager bières et repas.

Jour 15 : Adieu paradis !

Le monde est grand, le monde est vaste et à chaque fois que je quitte un endroit, je suis consciente que je n’y reviendrai pas. Alors oui, le « sait-on jamais existe » mais si j’ai le choix, je préfère toujours partir voir ce que je ne connais pas.

Preuve en est : je ne suis toujours pas retournée au Canada, là où le virus du voyage a commencé il y a six ans déjà.

J’y ai repensé le 28 décembre 2018. Cela fait maintenant six ans que j’ai quitté la France. C’est aussi pour ça que j’aime les passages à la nouvelle année. C’est synonyme de bilans…

Mais revenons à 2019 et à ce dernier jour à Ngapali.

J’ai pris une dernière fois mon petit déjeuner à la maison d’hôtes : un café, du riz, deux oeufs durs, deux mini-bananes et de la pastèque.

J’ai ensuite rallumé mon WeChat, pour revenir petit à petit à ma vie chinoise, avec tout de même la résolution d’être moins accrochée à mon téléphone.

À 8h, mon tuktuk pour l’aéroport arrivait devant la Guesthouse.

En disant en revoir à la gérante de la Guesthouse, je l’ai vue sortir de sa cuisine avec un bracelet de coquillages qui m’était destiné. Ce n’est rien vraiment, juste un petit geste, mais j’ai failli me mettre à chialer.

Je suis montée dans le tuktuk, j’ai agité la main une dernière fois et je suis partie pour l’aéroport.

Allez, bye bye Ngapali !

À SAVOIR

1. Ngapali est encore un petit coin de paradis. Il y a plusieurs plages dans le coin et vous pourrez trouver celle qui vous convient le plus.

2. La gentillesse des Birmans est incroyable. Tout sourire, tout le temps. Et qu’est-ce que ça fait du bien !

3. Pensez à ramener vos médicaments !

RESSENTI

Ngapali était vraiment top pour finir le séjour.

Je n’y ai absolument rien fait et cela m’a fait un bien fou !

Inle : ce petit lac plein de charmes pour ses pêcheurs sur un pied

Articles, Birmanie, Lac Inle

Noël 2018, il fait froid sur Shanghai. Plutôt que de rentrer en France, je pars avec une amie, Maéva, pour le soleil birman. Mon voyage (Shanghai > Mandalay – Bagan – Lac Inle – Bagan – Ngapali – Mandalay > Shanghai) durera 15 jours.

Jour 6 : toujours cette arrivée bien matinale

Cette fois-ci, nous arrivons au Exotic Inn à 4h du matin. Le réceptionniste accepte notre Early check-in et nous pouvons donc directement aller nous coucher.

Notre journée ne commencera donc que quelques heures plus tard. Pour ma part, je n’aurais pas pu aller bien loin sans cette sieste matinale car impossible de dormir dans le bus surclimé.

C’est donc vers 11h que notre journée a commencé. Nous avons enfourché les vélos de l’hôtel et nous sommes parties pour le lac Inle.

Nous sommes au nord du lac et nous comptons bien le rejoindre en arrivant par son flanc ouest. 

La non-chalance des vacances aura raison de moi puisque nous prenons le bateau avant d’avoir atteint l’embouchure sud du lac. 

Jour 7 : tour organisé sur le lac pour y découvrir l’artisanat local

Ou comment dépenser son argent facilement et rapidement.

Nous sommes parties le matin et sommes rentrées le soir. 

Au programme de cette promenade sur l’eau : atelier de cigares, atelier de laque, atelier de bijoux en argent, atelier de tissages de soie, etc. 

C’était un peu la fête à Neu-Neu de Birmanie.

Mais oui, ça m’a plu.

Rien que pour les pêcheurs, le détour par le lac Inle valait le coup !

Jour 8 : ventre en vrac – soyons softs !

Je n’ai pas encore rencontré quelqu’un qui n’ait pas eu de désordre intestinal en allant en Birmanie. Mon huitième jour était sûrement celui (ça se joue au coude à coude avec le jour 7 cela dit…) qui m’a mis le plus mal. 

Nous avons donc été plus softs, avec moins d’activités prévues. 

Nous avons tout de même retrouver Christophe et Chaolin pour un café (ou une bière pour les motivés) dans la ville !

Pour le reste de la journée, scrabble et jeux de carte (et beaucoup de Coca-Cola – que je boycotte en temps normal) étaient de rigueur.

Le soir, nous reprenions le bus pour Bagan. 

Cette fois, c’est à bord d’un van que nous avons fait le trajet. Je ne connais pas le nombre d’arrêts que nous avons fait mais ils étaient légions !  

Moins confortable et plus roots que le bus couchette à l’aller, le van a pourtant été le transport dans lequel j’ai le plus dormi… Va comprendre… Va savoir..

Vers les 6h du matin, rebelotte (on commence à être habituée), nous prenons un taxi qui nous emmène à notre hôtel : l’Aureum Palace Hotel & Resort Bagan 5-star hotel, un palace que nous avons réservé dans le seul but de glander.

Cette fois-ci, pas de early check-in… mais une belle vue sur les montgolfières de Bagan…

 

À SAVOIR

1. Le tour organisé, ça plaît comme ça déplaît. J’ai la chance d’aimer me laisser porter au fil de l’eau (je ne sais pas s’il est possible de se rendre dans tous les endroits que nous avons vu sans guide)

2. Deux jours sont suffisants pour avoir un bon aperçu d’Inle

3. Déplacez-vous en vélo et partez à la rencontre des locaux

4. Le poisson du lac qui nage entre les excréments humains et les gaz de bateaux ? Merci non, pas dans mon assiette…

RESSENTI

🔘🔘🔘🔘⚪️

À part avoir de la thune à claquer, il n’est pas possible de séjourner sur le lac à proprement parler. C’est donc dans le petit village à côté que vous séjournerez. Pour ma part, j’ai adoré être dépaysée avec ce lac, ses pêcheurs et la beauté du paysage.

Mandalay : premiers pas en Birmanie

Birmanie, Mandalay

Noël 2018, il fait froid sur Shanghai. Plutôt que de rentrer en France, je pars avec une amie, Maéva, pour le soleil birman. Mon voyage (Shanghai > Mandalay – Bagan – Lac Inle – Bagan – Ngapali – Mandalay > Shanghai) durera 15 jours.

Jour 1 : arrivée à Mandalay, Birmanie

Départ de l’appart à 4h30, décollage de Shanghai à 7h, transfert à Kunming, arrivée à Mandalay, Birmanie, à 15h.

Et c’est parti pour deux semaines de vacances dans un pays sur ma bucketlist depuis un petit moment !

Une fois la douane passée, le trajet aéroport -> hôtel fait, nous arrivons en milieu d’après-midi au Dreamland Guesthouse.

Le marché de nuit n’est situé qu’à quelques minutes de tuk-tuk. Nous nous y rendons donc pour dîner.

C’est mignon, assez petit, et ça ressemble grandement aux marchés assez « communs » de l’Asie du sud est.

Notre dîner s’accompagnera de la bière locale : la Myanmar!

Il y a la bière Hanoi, la Saigon, la Beerlao, etc. À quand la bière France? (La question reste ouverte… En Bretagne, clin d’oeil de choc, on a la « Uncle », plutôt classe comme nom)

Courte soirée à l’image de notre voyage : se lever avec le soleil, se coucher pas longtemps après lui.

Jour 2: c’est ça un lever de soleil ?

Pour notre deuxième journée en Birmanie, nous avons réservé un taxi qui nous emmène de bonne heure (départ de l’hôtel vers 5h) à la colline de Mandalay pour admirer le lever de soleil.

Sur la route, de notre voiture, nous croisons pas mal de pélerins (ou des sportifs ou des gens ultra-motivés – rayez la mention inutile – mais pas de touristes) qui ont pris le chemin à pied. C’était une option qui ne me semblait pas indispensable… À Maéva non plus.

Sur la montagne, un temple. C’est de là que nous nous posons avec 45 minutes d’avance (c’est long sur une montagne quand vous n’êtes pas bien réveillé.e.s et qu’il fait froid…). En attendant que le soleil décide de pointer le bout de son nez, nous attendons sagement.

À force d’habiter en Asie, j’ai dompté une patience capable d’endurer les attentes les plus reloues.

Puis le soleil s’est pointé.

Bon, je dois avouer, c’est quand même beau! Il faudra vraiment que je me motive à faire le lever de soleil sur le Bund en rentrant…

Une fois le ciel éclairé, nous sommes retournées sur nos pas.

Nous avons retrouvé notre chauffeur de taxi au pied de la montagne.

Comptez 15,000mmk (8,50euros pour lesquels nous n’avons pas essayé de négocier) pour l’aller/retour.

Après un petit déjeuner imposant, c’est parti pour l’aventure! Nous louons une moto pour explorer la ville.

Pagode du Maha Muni

La pagode est somptueuse, clinquante, une véritable ode à Buddha.

La pagode abrite la statue de Budhha la plus vénérée de Birmanie. Son visage est lavé tous les matins avec de l’eau parfumée. Le corps est recouvert de dizaines de milliers de feuilles d’or à posées sur la statue au fil des générations.

Sur le côté du temple se trouve une sorte de parc abritant des stuppas. Nous poussons la porte métallique et nous nous retrouvons chez des gens… On ne saura jamais qui auront été les plus gênés mais il est sûr que nous trouvons l’endroit à nouveau magique.

Marché Zégyo

Nous partons ensuite pour le marché principal de la ville apres nous être arrêtées au marché de jade. Ce dernier, assez fascinant, ne fait pas partie des haltes à ne pas manquer.

Le marché Zégyo dépayse plus.

Monastère She Inbin

On s’ est fait gronder par un moine qui trouvait que l’on parlait trop fort. Mais à part ça, ça va!

On ne rappellera jamais assez les règles sur un lieu de culte.

Pour la petite histoire, on avait juste proposé à des Birmanes de les prendre en photo et on avait commencé à échanger des bribes de mots avec elles.

Mais promis, on fera moins de bruit la prochaine fois !

Après cette petite excursion, il nous fallait déjà rendre la moto.

À 19h30, un tuktuk vient nous chercher. Il nous amène à la gare routière. Là, nous prenons un car qui nous emmènera à Bagan (arrivée prévue à 4h du matin… Ça va piquer encore…)

La suite au prochain épisode…

À SAVOIR

1. Tous les billets de bus, les « tours » (circuits touristiques) sont proposes dans chaque hôtel. Pas de stress à avoir avant votre départ

2. Votre « pick-up » aura peut-être du retard mais il sera là. Laissez d’un votre impatience chez vous

3. Laissez-vous aller

4. Bonne conduite et quelques exigences dans les temples : pas de débardeurs, ni de bas au-dessus du genou. Rappel : chuuuuut dans les temples!!!

RESSENTI

🔘🔘🔘⚪️⚪️

Mandalay est une ville agréable, pour laquelle vous pouvez vous laisser deux jours (un pour la colline + promenade de la ville; un pour aller voir le pont U-bein, un des plus longs de la ville)

Leh et ses environs

Inde, Laddakh

Quoi faire à Leh en attendant de passer le « mal de l’altitude » ? Voici un petit condensé de nos trois premières journées. Après le bordel de Delhi, l’arrivée dans le Ladakh nous a prouvé que l’Inde est bien plus que l’image / le cliché que nous en avons d’elle.

Depart de Delhi

Nous avons quitté notre hôtel miteux de Delhi à 3h30 du matin, notre avion pour Leh étant à 6h15.

Rien n’avait été réservé pour notre séjour à Leh, dans la région du Ladakh, mais grâce à nos guides de voyage, Audrey a déniché une petite guesthouse charmante, à quelques minutes du centre ville.

La ville est absolument incroyable et jamais je n’avais vu d’endroit comme ça auparavant. Jamais je n’avais vu de village pris dans les montagnes avec un palais royal construit à flan de falaises.

Plein d’artisans tibétains vendent bijoux, tapis, drapeaux et apportent à Leh une âme et un charme incontestables.

J’ai bien évidemment craqué pour quelques bijoux et je pense que je craquerai encore avant de repartir.

Se promener dans la ville est très agréable, zen et reposant.

« How i got Lehd »

Le jeu de mots est marrant et comprendra qui pourra.

Preuve est faite que la ville a bien évolué en quelques années et que le tourisme est florissant.

« Petite » promenade

Le palais royal et les monastères sont absolument splendides et captivants. C’est un véritable coup de coeur qui s’opère.

J’ai l’impression d’avoir quitté l’Inde et d’être arrivée au Tibet. Finis les regards étranges et insistants. Nous sommes dans un cocon de Namaste.

Avant de repartir pour la maison d’hôte, je passe par le Musée de Leh qui acceuille la plus vieille Mosquée de la ville.

Encore une fois, c’est splendide.

Dépassement de soi

Pour notre deuxième journée d’acclimation à l’altitude, nous decidons d’aller voir le Palais et le monastère d’un peu plus près.

Le palais royal ressemble de plus près à un palais abandonné que l’on essaierait de raboter. La plupart des pièces sont vides et l’on manque d’explication quant au pourquoi du comment.

La vue du sommet est superbe. On domine la ville de Leh, ainsi que l’ancienne ville et on distingue précisément la chaîne himalayenne.

Après une petite heure à déambuler dans ce dédale, nous décidons d’emprunter la chemin sur notre gauche pour monter au Monastère qui ne semble pas si loin.

Étant donné que nous devions aller nous promener histoire de nous occuper et non de faire une randonnée sportive, c’est en tong que je me suis fait la grimpette.

Au début, aucun problème. Ça monte mais ça ne glisse pas et c’est le principal.

C’est à l’embranchement, lorsque nous avons choisi « montagne à escalader » plutôt que « chemin à continuer » que ça s’est corsé.

En gros, j’ai fini la montée pieds nus, sur une montée alliant sable et rocher.

J’ai toujours aimé escalader mais j’avoue m’être fait une belle frayeur sur le chemin étroit menant en haut de ce rocher installé à quelques 3000 metres d’altitude.


Grâce au soutien d’Audrey, j’ai pu continuer la grimpette jusqu’au monastère.

Là, la vue sur Leh et ses alentours était à nouveau grandiose.

Ce voyage en Inde sera vraiment représentatif de « dépassement de soi » et de « voyage » à tous les points de vue.

Le soir, j’ai pu me remettre de mes émotions en savourant la nourriture ladakhi.

Monastères de Shey et de Thiksey

Le troisième jour, nous avons loué une moto pour les deux monastères aux alentours (environ 25 kms de Leh).

Ces monastères construits dans les montagnes sont absolument extraordinaires. L’architecture y est juste incroyable. Il y règne également une sérennité apaisante.

Les roues à prières y sont partout. Attention! Il faut bien penser à les tourner dans le sens des aiguilles d’une montre.

Le paysage, les monastères, la route en moto, les détails bouddhistes se retrouvent dans les « quelques » photos ci-dessous que j’ai eu du mal à trier.