Séjour à Agra

Agra - Taj Mahal, Articles, Inde

La visite d’Agra m’a enchantée à plusieurs niveaux : quitter le tourbillon de Delhi, se retrouver dans un hôtel de luxe simple et chaleureux mais surtout admirer le Taj Mahal !

AVENTURE DANS LE TRAIN

Nous sommes donc parties avec le train de 11h25 (« le seul train à être à l’heure car il part de Delhi ») pour Agra.

Nous avions plusieurs options pour le train:

– le train à 2000 roupies aller retour, avec la clim, avec un voyage tranquille et safe, destiné aux touristes et à la classe aisée

– le train à 230 roupies, sans clim, avec les locaux

– l’aller avec les locaux, le retour avec les « riches »

Nous avons pris la troisième solution. À 11h00, notre train nous attendait déjà sur le quai 3 et notre wagon était juste en face des marches que nous venions de prendre: parfait!

Deux hommes nous disent que le train ne va pas à Agra. Bon… Petite vérification et confirmation que nous sommes dans le bon train. Nous remontons donc et nous installons. Les regards sont assez nombreux, pas très agréables mais Audrey ne semble pas stressée et je suis donc naturellement rassurée.

À 11h25 pile, le train démarre et c’est parti pour 3h à 4h de route pour Agra:

Dans le train, des vendeurs de thé et de gâteaux, ainsi que des enfants réalisant de petites performances (chansons ou danses) passent de temps en temps quémander quelques pièces ou billets s’ils sont chanceux.

Très vite, nos voisins s’installent confortablement. Certains s’installent dans les couchettes au-dessus de nous.

Audrey arrive à faire une micro sieste et je me dis que tout est sous-contrôle même si la vigilance ne tombe pas. Nous sommes malgré tout en Inde, pays qui connaît des exactions importantes et qui ne s’est apparemment pas calmé depuis le viol collectif qui a marqué les esprits en 2012.

Le trajet continue cependant sans encombres. À notre premier stop, de nouveaux passagers viennent rejoindre notre wagon et un de nos nouveaux voisins essaie de rentrer en communication avec nous mais il se trouve face à un mur. Alors qu’il insiste (il veut que nous balancions nos detritus par terre), notre voisin présent depuis le début du séjour lui sort quelques mots d’hindi qui le font se calmer immédiatement.

Arrivées à Agra, nous trouvons un rickshaw qui nous amène à notre hôtel pour 100 roupies. Il nous propose d’être notre chauffeur pour les deux jours qui vont suivre pour 900 roupies. Je refuse et nous tentons de négocier mais il ne veut rien savoir… Et nous non plus.

GATEWAY HOTEL

Notre arrivée à « l’hôtel de luxe de notre séjour » est quelque peu chaotique puisque le bâtiment est en pleine rénovation.

Mais l’accueil est absolument charmant et tout le personnel est au petit soin avec nous. Nous oublions donc l’aspect de la façade extérieure.

Le rooftop de l’hôtel nous permet de voir le Taj Mahal pour la première fois. Il est loin mais déjà je me sens incroyablement chanceuse de n’être qu’à quelques kilomètres de cette merveille architecturale.

Baby Taj

Quelques minutes plus tard, nous sommes déjà en route pour ne pas perdre trop de temps (nous n’avons que deux jours – une nuit pour profiter d’Agra) et nous retrouvons un nouveau rickshaw d’accord pour nous faire 600 roupies les deux jours. Nous acceptons car nous avons déjà négocié et aucune de nous deux n’aime marchander.

Le chauffeur nous amène donc à Itimad-ud-Daulah ou Baby Taj.

Premier bâtiment moghol construit entièrement en marbre, l’endroit est absolument charmant.

Il fut commandé en 1622 par Nur Jahan, l’épouse persane de l’empereur Jahangir, pour son père.

Mehtab Bagh

Notre chauffeur nous conduit ensuite sur la rive opposée de la Yamuna River, dans le paisible jardin où Shah Jahan voulait se faire construire un mausolée afin d’être en face de son épouse. Il n’arriva pas à ses fins car il se fit emprisonner par son fils… dans le Fort Rouge où il pouvait voir le tombeau de sa bien aimée… de sa cellule… Merci fiston!

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Lors de notre promenade, nous acceptons de nous faire prendre en photo avec une famille indienne:

Chouette résultat et moment plutôt sympa entre nos deux cultures.

Le rickshaw nous a ensuite conduit chez des amis à lui pour notre dîner. Encore une fois: super bon repas indien!!!

Notre deuxième jour en Inde en vidéo ici ou sur la page Facebook du blog que je vous invite à suivre 😉

Taj Mahal

Réveillée à 4h45 pour être au Taj Mahal dès son ouverture, j’ai été très vite calmée par l’orage…

Je me suis même dit qu’il fallait peut-être remettre le mausolée à un autre jour et j’aurais eu tort.

Nous avons retrouvé notre chauffeur à 5h30, pris nos billets à 5h50 et sommes rentrées dans l’enceinte du Taj Mahal à 6h00.

Cette expérience était incroyable !

Même ressenti qu’aux chutes du Niagara, ou qu’aux temples d’Angkor!

J’ai mitraillé l’endroit et les images resteront gravées dans ma petite tête.

Red fort

Après un petit retour à l’hôtel pour prendre un petit-déjeuner copieux, nous sommes reparties avec notre chauffeur pour le Fort rouge d’Agra, beaucoup plus impressionnant que son cousin de Delhi.

Édifié au milieu du XVIe siècle, le Fort Rouge d’Agra est le palais des empereurs moghols. Ses puissants remparts de grès rouge défendaient la cité impériale. Le Fort Rouge connut son heure de gloire lors de la révolte des Cipayes en 1857. Cette énorme forteresse abrite une enfilade de palais de marbre, de mosquées et de jardins. Le Fort Rouge offre une superbe vue sur le Taj Mahal, sur l’autre rive de la Yamuna. (source : Routard)

Le Fort Rouge est également chargé d’histoire : quatre générations d’empereurs y ont régné et ont, dès 1565, apporté leur touche personnelle.

Le fort d’Agra recouvre une surface de 38 hectares, c’est le plus grand fort de l’Inde. Il a été classé au patrimoine mondial de l’UNESCO en 1983. Les murs d’enceinte, en grès rouge, sont hauts de 21 mètres et longs de 2,5 km.

Cette fois, je me suis laissée prendre en photo (sauf par les hommes qui voulaient me forcer à poser avec eux) et j’ai pu jouer un peu les stars.

Après ces deux dernières visites sur Agra, il nous fallait déjà repartir pour Delhi.

De Delhi, nous prenons l’avion pour Leh, dans la région du Ladakh, pour l’Inde himalayenne.

Batu Cave à Kuala Lumpur

Articles, Kuala Lumpur, Malaysia

En rentrant de Malacca, j’ai retrouvé un copain de Hanoi sur Kuala Lumpur. Ayant lui aussi fait rapidement le tour de la capitale, nous nous sommes entendus pour visiter Batu Cave, un temple construit dans une grotte et attraction recommandée dans les guides touristiques.

La première épreuve à été de retrouver Kiran dans la gare… « Rendez-vous au Mac Do » semblait simple sur le coup, mais la gare (Sentral Station) est reliée à un mall lui même relié au métro.

Donc, une fois que je me suis dépatouillée à sortir du métro et à me trouver dans le mall, il a fallu que je me débrouille pour retrouver l’accès à la gare. Ca va, il n’y avait que 7 étages… bref, je suis montée de 3 étages, redescendue de 2 et comme je n’avais pas moyen de joindre mon pote et que le temps passait, je me suis décidée à demander ma route à un garde. Dans la vie, faut savoir aller à l’essentiel. Et hop! Me voilà repartie. 

Je retrouve donc Kiran, un pote anglais rencontré sur Hanoi et pas revu depuis près de 10 mois. Nous voici tous les deux à déblatérer dans tous les sens sur ce qui s’est passé depuis la dernière fois que nous nous sommes vus, un mélange d’infos envoyé en vrac, quand nous nous rendons compte que nous n’avons pas la moindre idée de l’accès à notre métro (très bien indiqué sur nos cartes au demeurant…)

Le métro à Kuala Lumpur ne fonctionne pas en couleur ou en numéro (c’est le cas à Shanghai) et il nous est compliqué de trouver notre chemin.. Kiran m’avoue avoir eu du mal avec les transports depuis son arrivée et je lui confirme m’être sentie complètement con à bien des moments à errer comme une âme en peine juste pour savoir quelle ligne de métro ou quelle compagnie (cela fonctionnerait-il en grand bordel comme à Tokyo?) utilisées.

Donc, pareil que précédemment, nous nous rendons vers le bureau des informations et trouvons notre route!

Près d’une heure de métro plus tard, nous arrivons à Batu Cave. Au bout de quelques minutes de marche, nous sommes devant l’immense statue dorée et ses marches voisines.

Avant de commencer l’ascension, je dois louer un foulard pour me cacher les jambes. 

Je vous rassure tout de suite: aucun problème pour les épaules dénudées de Kiran, personne ne lui à fait de remarques désobligeantes et personne ne lui a lancé des regards déplacés (je suppose donc que l’homme, suite à des années de lutte contre l’oppression des femmes a réussi son combat et peut assumer son corps sans problème… #sarcasme)

Bon, malgré mon voile aux pattes, j’avance plus vite que Kiran qui crache ses poumons et nous arrivons sans mal au sommet. Les singes étaient aussi de la partie mais nous regardaient à peine; trop occupés à se chercher des poux. 

La grotte au sommet habite un temple hindou et être avec Kiran, Anglais de Manchester dont les parents sont Indiens est un plus pour avoir des explications sur les différentes représentations divines (et des bons conseils sur la nourriture indienne – qui n’est pas ma préférée mais le Roti Canai est en effet une bonne reco!).

De l’autre côté des marches se trouve une autre grotte qui se visite avec lampe frontale. On a décliné l’invitation malgré l’autocollant TripAdvisor bien visible à côté des prix. Il faut dire que les photos de scorpions, serpents et araignées ne nous inspiraient pas.

Nous avons donc sagement observer les singes et la skyline au loin.


Nous avons ensuite repris le métro en direction du Skybar, bar/restaurant d’un hôtel avec un rooftop doté d’une piscine.



C’est pour moi le meilleur point de vue pour voir les tours Petronas de jour et de nuit!

Visiter Penang: enfin la mer!

Kuala Lumpur, Malaysia, Penang

Après avoir passé le réveillon du 31 décembre à Kuala Lumpur (bonne année à tous au passage!)

avec deux amis et tous les clients de l’auberge de jeunesse où nous étions (Travel Hub Guesthouse – meilleure auberge de jeunesse à Kuala Lumpur), nous avons pris un vol d’une heure pour Penang, charmante petite île au nord de la Malaisie.

Au programme de ces 5 cinq jours: plage, bronzette, découverte et révisions du chinois!

Georgetown

Penang est une charmante île en Malaisie comprenant une ville de charme axée sur l’histoire, le mélange ethnique et le streeart: Georgetown. En s’y promenant, on croise temples bouddhistes, temples hindouistes, mosquées et églises.

En dehors de la proximité avec la mer, c’est particulièrement le street art qui attire le touriste.

Encore une fois, preuve en est faite que l’art est essentiel à l’attractivité d’une ville. Grâce à l’application maps.me, pas besoin de connexion Internet pour visiter la ville et nous repérer pour trouver les endroits à voir. Il faut tout de même avouer que nous nous sommes aussi promenés en suivant notre intuition. C’est comme cela que nous avons trouvé une sorte de petit Chinatown sur les quais.

Bon… le panneau « ne pas sauter », on l’a quand même vu après avoir pris la photo. On n’est pas tant que ça des rebelles!

Avec le petit fascicule récupéré à l’aéroport de Penang, nous nous sommes rendus compte que Georgetown avait un café de 3D Art Coffee! Ca tombe bien, j’avais envie de tester cette nouveauté depuis que j’en avais entendu parler!

Le café « Coffee on the table » se trouve sur Lebuh Patai. Et si j’avais su avant, j’aurais demandé un café avec la forme de Totoro dessus!

Après cette pause caféinée, nous avons déambulé dans « Little India »‘et avons pris le bus pour rentrer à notre hôtel.

Le trajet à mis un peu plus d’une heure. Les arrêts étaient situés tous les 500 mètres et à l’image de la Malaisie, ce sont des personnes de toutes les couleurs (vêtements et couleurs de peaux) et de toutes confessions religieuses et de tous âges qui sont montés et descendus au fur et à mesure des trajets: les écolières voilées aux côtés de touristes allemands assis à côté de personnes âgées, etc.

Vivant à Shanghai, c’est très intéressant et plaisant de voir tous ces visages, tous ces personnages et surtout tous ces mélanges car rares y sont les noirs et les Arabes. Il me semble que l’on essaie en France de donner une image négative de tous ces mélanges et de trop mettre des cases de couleurs, d’origine et de passé historique dans les medias. En Malaisie, tout le monde se mélange; femmes voilées côtoient décolletés et personne ne s’en choque.

Mes premiers jours sur Kuala Lumpur, j’étais embarassée d’être regardée, voire détaillée de la tête au pied. Depuis mon séjour à Malacca, j’ai remarqué qu’il me suffisait de saluer la personne pour que cela cesse. Il faut dire que depuis que j’ai vécu à Hanoi (et c’est pareil sur Shanghai), je ne suis plus habituée à ce que l’on me regarde et à ce que l’on m’interpelle à part pour me vendre quelque chose.

À Penang, les vendeurs de marché disent bonjour à tout le monde et sourient, ce qui est très agréable après Shanghai, mais il fait avouer que je considérais leur attitude comme suspicieuse au début. On m’a quand même élevée en m’apprenant à faire attention aux inconnus. C’est troublant d’une certaine manière de constater que mon rapport à l’autre change selon le pays dans lequel je me trouve.

Arrivés à notre hôtel, nous nous sommes juste posées à la piscine (merci à l’hôtel Double Tree by Hilton de nous traiter comme des princesses!) avant de prendre la navette de l’hôtel pour le night market.

En Malaisie, la meilleure nourriture reste la cuisine arabe et la cuisine indienne. La cuisine malaise n’est vraiment pas à mon goût.

Le night market offre de nombreux plats à tomber! Mais culinairement, notre plus grand plaisir reste le buffet de l’hôtel où nous sommes!

Ia koi à Mallaca

Articles, Malacca, Malaysia

Bien contente d’être arrivée dans un petit coin tout mimi du Sud de la Malaisie : Mallaca. Pour la petite histoire, la ville a un passé et une histoire multiculturelles (non, j’ai pas fait de faute à « multiculturelles », je respecte juste l’orthographe que j’ai envie):

« Fréquentée par des marchands et explorateurs chinois des le XVè s, errigée en sultanat par des princes indonésiens, Malacca à vu débarquer Indiens et Arabes, avant d’être successivement conquise par les Portugais, les Hollandais, les Anglais et les Japonais. »

Le Routard

C’est une jolie petite ville qui m’a rappelé le sud de la France et l’Indonésie.

Le centre ville vaut le détour et j’ai trouvé qu’il y avait plus de choses à voir que dans la capitale. L’architecture des batiments est absolument charmantes et les couleurs au détour des ruelles vous donnent envie de vous aventurer plus.

Sur les conseils du Routard, je suis partie jusqu’à la Villa Sentosa, maison représentative des maisons d’autrefois, pleine de couleurs et sur pilotis.

Bien sûr, c’était fermé. Mais je ne regrette pas mes coups de soleil et mes gouttes de sueurs perdues en chemin! J ai suivi la rivière jusqu’au nord et j’ai adoré longer les maisons et bars colorés autour de moi.

Des vedettes passaient de temps en temps sur l’eau à côté de moi, remplies de touristes qui me dévisageaient. C’est toujours fascinant de regarder ceux qui marchent sous le soleil tapant alors qu’ils auraient pu prendre le bateau.

Et voici la fameuse villa dont je n’ai pas pu voir l’intérieur :

Jolies découvertes également sur le chemin du retour avec d’autres bâtiments emplis de charmes.

Sans oublier les Coconut Shakes à tomber!!

Croisière sur le Mékong, Ho Chi Minh City

Articles, Ho Chi Minh, Vietnam

Tout semble possible au Vietnam. Ainsi, pas besoin de planifier votre séjour en avance, tout se fait sur place.

Une fois arrivé, il vous suffira de vous rendre dans une agence de voyage ou