Quoi faire à Abu Dhabi en une journée

Abu Dhabi, Articles, UAE

L’avion en provenance de Shanghai atterrit à 6h30.

Le vol a été long. Je me sens un peu vaseuse et pas très fraîche. 

Peu importe, je suis à Abu Dhabi pour une journée et j’ai bien l’intention d’en faire le plus possible. 

Je dépose ma valise – en prenant soin de prendre une écharpe qui me servira à me couvrir les cheveux – et mon ordinateur à la consigne.

Le bus pour la Grande Mosquée est à 9h, le temps pour moi de ne pas m’endormir et de prendre quelques cafés.

Quelques heures plus tard, nous sommes une dizaine de touristes à faire la queue pour aller visiter cette merveille architecturale.

La grande mosquée

Cette œuvre d’art architectural est l’une des plus grandes mosquées au monde, avec son étonnante capacité d’accueil pour 40 000 fidèles. Elle comprend 80 dômes, environ 1 000 colonnes, des lustres en plaqué or 24 carats, et le plus grand tapis tissé à la main au monde. La salle de prière principale est dominée par l’un des plus larges lustres au monde – 10 mètres de diamètre, 15 mètres de haut et pesant plus de 9 tonnes. La première cérémonie qui y ait eu lieu fût l’enterrement du Cheikh Zayed, qui est enterré sur le site et qui a donné son nom à la mosquée.

https://visitabudhabi.ae/fr/see.and.do/attractions.and.landmarks/iconic.landmarks/sheikh.zayed.grand.mosque.aspx

Les intérieurs sont également magnifiques et j’ai une la bonne idée d’emprunter un audioguide pour écouter les explications, informations, détails liés à ce bâtiment très riche d’uun point de vue architectural.

La visite dure entre 1h et 1h30. Il vaut mieux vous y rendre dès son ouverture pour éviter les masses.

Palais Royal

Bon, ensuite, ça a été un peu galère pour me rendre en ville et rejoindre le Palais Royal.

Le bus 94 devait m’amener au Palais Royal mais il n’avançait pas vraiment : une pause toutes les 30 secondes à peu près…

Ensuite, je me suis rendue compte que j’avais perdu mon ticket de bus. Puis, j’ai eu très faim – en effet, cela n’a peut-être pas de rapport pour vous mais quand j’ai faim, je ne pense à rien -. Ne me jugez pas…

Donc je suis descendue du bus, j’ai pris un taxi et je lui ai demandé de m’amener à un resto pour grignoter un ptit bout.

Il m’a déposé 50 mètres plus loin, dans un resto qui ne me tentait pas. J’ai continué à pied vers un mall et je me suis posée dans un restaurant qui faisait de la nourriture indienne et arabe. En fait, je voulais du humus et des falafels dans du pain naan, le tout accompagné d’un lassi donc c’était parfait ! Forcément, comme je me suis un peu lâchée sur la commande, j’ai eu pas mal de reste que j’ai pris avec moi en pensant au soir. J’avais quand même plus de 20h à tenir dans cette ville.

Puis, j’ai repris ma route. Ça allait nettement mieux mais bon, la fatigue et la chaleur ne me disposaient pas à avoir une énergie de folie.

Puis j’ai repris un taxi pour le Palais Royal. (Que de transports, hein ?)

J’ai été franchement impressionnée par ce palais qui sortait tout droit de l’univers des 1001 nuits.

Jusqu’à ce que je me rends compte que c’était un… hôtel…

Et jusqu`à ce que je me fasse refouler parce que j’avais des boîtes de nourriture avec moi…

Du coup, je suis repartie à pied pour le vrai Palais Royal cette fois.

« C’est à 10 mins d’ici sur un chemin à l’ombre », m’annonce-t-on à l’accueil de l’hôtel.

FAUX

J’ai marché pendant 20 minutes (bon, peut-être un peu moins mais vu que j’ai cru que j’allais crever de déshydratation…) sous un soleil de plomb genre 40 degrés. Honnêtement, je supporte bien la chaleur et les 38 degrés de Shanghai et son humidité ne me font pas peur mais là… J’étais dans un sauna version jetlagée de moi-même…

Tout ça pour qu’au Palais Royal, je me fasse refouler *encore une fois* à cause de mon hummus !!!

MAIS PUTAIN !!! Oui, j’ai un problème d’addiction avec le hummus… Oui, je l’assume totalement alors j’ai préféré me casser avec ma bouffe plutôt que de laisser périr mon bien…

J’ai sorti avec la voix – desséchée – la plus dramatique possible « Désolée, c’est contre ma religion de gâcher de la nourriture » et je me suis cassée… pour le restaurant accolé à l’accueil, il fallait vraiment que je boive et j’ai repris un taxi …

Cette fois, je me suis rendue à Heritage Village, une sorte de village reconstituée à l’ancienne.

Puis je me suis rendue à un immense mall – qui m’avait été recommandé par l’hôtesse de l’air de mon vol Shanghai-Abu Dhabi.

Il devait être 15h ou 16h lorsque j’ai décidé que j’en avais marre et que je voulais rentrer à l’aéroport attendre mon vol pour Zurich pour lequel j’embarquais six heures plus tard.

Je vous raconte pas le bonheur lorsque je suis enfin montée dans l’avion, à bout, et que j’ai compris que j’avais trois sièges pour moi. Je remercie encore l’hôtesse d’accueil à l’aéroport de Shanghai qui a permis que je récupère des heures de sommeil.

Le repos de la Birmanie : Ngapali ce coin de paradis

Birmanie, Ngapali

Noël 2018, il fait froid sur Shanghai. Plutôt que de rentrer en France, je pars avec une amie, Maéva, pour le soleil birman. Mon voyage (Shanghai > Mandalay – Bagan – Lac Inle – Bagan – Ngapali – Mandalay > Shanghai) durera 15 jours.

Jour 12 : bronzée tu seras

Lorsque je suis partie de Bagan ce mardi 1er janvier 2019, je savais que j’allais passer une bonne partie de ma journée dans le bus.

Mon pick-up devait arriver vers 8h30 ce matin-là. Il est finalement arrivé sur les coups de 10h. Pas de panique, c’est aussi ça les voyages en Asie. La patience est le maître mot. Tout arrive toujours.

Cette petite camionnette, composée de 2 bancs se faisant face à l’arrière, nous a donc emmenés (« nous » étant 3 Occidentaux donc deux Françaises d’une 30aine d’années) rejoindre un minivan qui entassait déjà plus d’une dizaine de personnes. En le voyant, les trois Occidentaux que nous sommes se sont regardés et ont pensé sans le dire « Ça ne passera jamais ».

Eh bien si. Les quatre passagers qui se serraient déjà sur une banquette destinée à 3 personnes, se sont levés, sont sortis du van, ont laissé les 3 blancs s’asseoir et sont revenus trouver des places.

Sur la première banquette, nous étions 3 personnes plus l' »assistant chauffeur ». Devant moi s’étaient assises trois personnes en posant une demi fesse.

Cela n’a choqué personne et nous sommes partis ainsi jusqu’à Pyay, c’est-à-dire pour huit heures de transport comprenant cinq haltes. On s’habitue à tout.

Pour corser l’histoire, j’avais, depuis Inle, des soucis de bidon, d’intestin, de maladie du voyageur si vous voyez ce que je veux dire – merci à mon estomac, ce bel élément perturbateur … – donc c’était vraiment la joie durant ce trajet. Memo pour moi-même : SMECTA…

À 18h, nous avons pris un autre bus pour Ngapali. Cette fois, tout le monde pouvait poser ses deux fesses à sa place attitrée. C’est vers 5h du matin que le bus m’a finalement déposée à mon hôtel : la Mingalarpar Guesthouse, le meilleur hébergement de mon séjour en Birmanie.

Bien évidemment, en arrivant avant l’aube, la maison d’hôtes était fermée. J’ai eu beau appeler, personne n’était décidé à m’ouvrir.

Vingt minutes plus tard, un tuktuk avec deux Occidentaux à bord est arrivé devant la Guesthouse, a sorti son téléphone, a composé le numéro de téléphone affiché sur le panneau à l’entrée et un couple assez âgé est venu nous accueillir.

Quinze minutes plus tard, j’étais allongée dans mon lit, avec un bon mal de fesses.

Vers 11h, je découvrais la plage de Ngapali et la chaise sur laquelle j’allais passer ma journée à lire et à ne rien faire d’autre.

Ah si ! J’ai commandé à manger à un moment donné ! Riz et fruits de mer et un café glacé bourré de sucres.

Journée parfaite, absolument parfaite !

Vers 21h, j’étais bien évidemment claquée et commençais à piquer du nez dans mon lit. C’était sans compter mes colocs de chambre qui avaient décidé de ne pas voir que j’étais installée sur le lit du haut, prête à sombrer.

M’ayant coupé dans mon sommeil, je n’ai pu m’endormir que vers 1h du matin. C’est aussi ça la vie à l’auberge.

Jour 13 : mode plage activé

Vers 9h, je retrouvais Marion, la Française avec qui j’avais partagé le calvaire des quelques vingt heures de bus. Enfourchant mon vélo loué à la maison d’hôtes, je la rejoignais pour squatter « sa » plage, moins touristique et « bondée » que la mienne.

J’y ai commencé mon nouveau livre « Le soleil des Scorta » que je vous conseille. Je l’ai fini le lendemain et j’ai adoré.

Une nouvelle journée parfaite à ne rien faire.

Je suis rentrée à mon auberge après le coucher du soleil.

« You changed room »

C’est toute détendue (le massage sur la plage ayant apporté encore plus de bonheur à ma sérénité du moment) que je suis arrivée à mon auberge de jeunesse.

Là, la gérante m’explique que j’ai été déménagée dans une autre chambre.

Pas de problèmes. Je suis zeeeeeeeeeeeen.

Je pousse la porte de cette nouvelle chambre et me retrouve nez à nez avec trois mecs…

Et merde…

Ça va ronfler, va falloir que je me cache pour me changer, je vais pas être à l’aise blablabla

Et là, quelques minutes après être rentrée dans cette chambre devenue mixte, j’ai retrouvé deux de mes colocs féminines des nuits précédentes.

Parfait, absolument parfait ! Et alors que les nuits précédentes avaient été un peu monotones, nous nous retrouvions tous les six à échanger sur nos voyages et à attraper des crises de rires.

3 garçons (deux Allemands et un Suisse français) et 2 filles (deux Allemandes et une Française), ça donne un bon mélange !

Jour 14 : playa une dernière fois

Vers 10h, c’est Marion qui est venue me chercher en e-bike pour aller au port de Ngapali.

Petit coin charmant avec une odeur de poisson séché extrêmement forte, le port offre un mélange de couleurs verte inspirée des cocotiers, bleue offerte par la mer et le ciel, rouge et jaune de la peinture des petits bateaux de pêche et marron des façades extérieures des maisons.

Il faut, dans ce coin de paradis, tout de même souligner les dégâts du plastique et de la non-conscience écologique. Qui blâmer ?

Sur la route du retour, nous croisons Pascal, qui a pédalé jusqu’au port et qui nous entraîne observer une activité peu commune. Des enfants sont les starting blocks, à une dizaine de mètres en face de nous, sur un terrain de terre. Ils ont dans leur main des ballons de baudruche. Au coup de sifflet, ils courent vers nous, ballon à la bouche, gonflent leur ballon sur leur course et une fois assez gonflé, sautent dessus pour l’écraser.

Un spectacle tordant. Tant pour eux que pour nous. Puis ces mêmes enfants sont venus nous voir, nous parler, nous observer, chuchoter les uns aux oreilles des autres pour ensuite exploser de rires.

Nos chemins se sont séparés quelques minutes plus tard. Nous avons repris la route pour la « petite plage », pour profiter une dernière journée du plaisir de la plage, du soleil, de la mer, du farniente et des cocotiers.

Le soir, Marion m’a ramenée à mon auberge et nous avons retrouvé mes colocs de chambres pour partager bières et repas.

Jour 15 : Adieu paradis !

Le monde est grand, le monde est vaste et à chaque fois que je quitte un endroit, je suis consciente que je n’y reviendrai pas. Alors oui, le « sait-on jamais existe » mais si j’ai le choix, je préfère toujours partir voir ce que je ne connais pas.

Preuve en est : je ne suis toujours pas retournée au Canada, là où le virus du voyage a commencé il y a six ans déjà.

J’y ai repensé le 28 décembre 2018. Cela fait maintenant six ans que j’ai quitté la France. C’est aussi pour ça que j’aime les passages à la nouvelle année. C’est synonyme de bilans…

Mais revenons à 2019 et à ce dernier jour à Ngapali.

J’ai pris une dernière fois mon petit déjeuner à la maison d’hôtes : un café, du riz, deux oeufs durs, deux mini-bananes et de la pastèque.

J’ai ensuite rallumé mon WeChat, pour revenir petit à petit à ma vie chinoise, avec tout de même la résolution d’être moins accrochée à mon téléphone.

À 8h, mon tuktuk pour l’aéroport arrivait devant la Guesthouse.

En disant en revoir à la gérante de la Guesthouse, je l’ai vue sortir de sa cuisine avec un bracelet de coquillages qui m’était destiné. Ce n’est rien vraiment, juste un petit geste, mais j’ai failli me mettre à chialer.

Je suis montée dans le tuktuk, j’ai agité la main une dernière fois et je suis partie pour l’aéroport.

Allez, bye bye Ngapali !

À SAVOIR

1. Ngapali est encore un petit coin de paradis. Il y a plusieurs plages dans le coin et vous pourrez trouver celle qui vous convient le plus.

2. La gentillesse des Birmans est incroyable. Tout sourire, tout le temps. Et qu’est-ce que ça fait du bien !

3. Pensez à ramener vos médicaments !

RESSENTI

Ngapali était vraiment top pour finir le séjour.

Je n’y ai absolument rien fait et cela m’a fait un bien fou !

Ia koi à Mallaca

Articles, Malacca, Malaysia

Bien contente d’être arrivée dans un petit coin tout mimi du Sud de la Malaisie : Mallaca. Pour la petite histoire, la ville a un passé et une histoire multiculturelles (non, j’ai pas fait de faute à « multiculturelles », je respecte juste l’orthographe que j’ai envie):

« Fréquentée par des marchands et explorateurs chinois des le XVè s, errigée en sultanat par des princes indonésiens, Malacca à vu débarquer Indiens et Arabes, avant d’être successivement conquise par les Portugais, les Hollandais, les Anglais et les Japonais. »

Le Routard

C’est une jolie petite ville qui m’a rappelé le sud de la France et l’Indonésie.

Le centre ville vaut le détour et j’ai trouvé qu’il y avait plus de choses à voir que dans la capitale. L’architecture des batiments est absolument charmantes et les couleurs au détour des ruelles vous donnent envie de vous aventurer plus.

Sur les conseils du Routard, je suis partie jusqu’à la Villa Sentosa, maison représentative des maisons d’autrefois, pleine de couleurs et sur pilotis.

Bien sûr, c’était fermé. Mais je ne regrette pas mes coups de soleil et mes gouttes de sueurs perdues en chemin! J ai suivi la rivière jusqu’au nord et j’ai adoré longer les maisons et bars colorés autour de moi.

Des vedettes passaient de temps en temps sur l’eau à côté de moi, remplies de touristes qui me dévisageaient. C’est toujours fascinant de regarder ceux qui marchent sous le soleil tapant alors qu’ils auraient pu prendre le bateau.

Et voici la fameuse villa dont je n’ai pas pu voir l’intérieur :

Jolies découvertes également sur le chemin du retour avec d’autres bâtiments emplis de charmes.

Sans oublier les Coconut Shakes à tomber!!

Le selfie de moine qu’il ne fallait pas louper!!

Laos, Luang Prabang

Quel bonheur de prendre le petit déjeuner avec cette vue sur le Mékong. Les bateaux et autres pirogues vont bon train. Ici et là, on peut apercevoir quelques pêcheurs debout ou accroupis. Le courant semble fort mais les locaux semblent n’y prêté aucune attention.

Bien réveillés à l’aide du café matinal, nous partons à l’embarcadère et montons à bord du traversier qui nous emmènera de l’autre côté de la berge (0,50€).

Nous partons voir le village des potiers (recommandé dans le guide du Routard à nouveau) : 2,5 km à l’aller, 2,5 km au retour.

Ok, c’était sympa et une randonnée plutôt correcte vers le village de Ban Chan mais franchement… tout ça pour ça…

Le village était assez vide et sans vraiment de charme (ni sur le chemin d’ailleurs)

Le Routard, je te retiens sur ce mauvais conseil!

Mais bon, nous avons fait notre sport de la matinée, et sous le soleil en plus (merci bronzage :))!

Après ces quelques kilomètres avalés, nous sommes partis visiter le monastère et le temple de Xieng Mien (1€ l’entrée) :

puis le temple de Wat Chomphet :

Pour arriver au sommet de la colline qui comprend Wat Chomphet, nous avons monté pas mal de marches et dépensé pas mal de calories. MAIS QUELLE VUE sur Luang Prabang et le Mékong!!

Pour finir cette matinée sportive, nous avons enchaîné sur le temple de Long Khoun (mouais) et la petite grotte adjacente (PLUS QUE MOUAIS!! mais cool pour une première expérience spéléo).

Ensuite, il nous fallait un déjeuner laotien 😀

Nous avons donc accepté l’offre d’un local qui se proposait de nous ramener au centre-ville (1€ le trajet).

Le retour s’est fait en jonque et la traversée du Mékong nous a – à nouveau – fait voyager à travers la littérature coloniale (Big up Marguerite!).

La fin de la journée a été superbe grâce à l’ascension du Mont Phousi : quelle vue sur l’autre côté de Luang Prabang et que de Bouddhas à admirer sur le chemin vers le sommet!!

Le selfie d’un monk (aura-t-il partagé sa photo sur Insta?!) et le coucher de soleil resteront liés à la magie de Luang Prabang pour toujours : 

I think I am in love with Laos <3

Si vous n’avez pas encore liké la page, c’est par ici => https://www.facebook.com/travelblogcameliaexsangue/

Ha Noi : visite de Perfume Pagoda

Articles, Hanoi, Vietnam

Lorsque j’étais sur Hanoi, j’ai demandé au réceptionniste de l’hostel où je me trouvais de m’indiquer un endroit sympa où je pourrais aller avant que ma meilleure amie me rejoigne au Vietnam.

Il m’a proposé Sapa et ses merveilleuses rizières ou Perfume Pagoda, respectivement 15h de bus ou 2h de bus.

Voilà, nous y sommes, j’ai pris la décision d’aller à Perfume Pagoda.

Me voilà donc partie le lendemain dans une navette où j’étais, avec un Chinois, la seule étrangère (à comprendre : la seule blanche et la seule blonde).

Sur la route, le guide faisait pas mal de blagues. Enfin… surement vu que tout le monde autour de moi rigolait.

Deux heures de minibus plus tard, le guide m’explique en anglais que nous allons prendre un bateau pour la Pagoda (=pagode =temple) et que si j’ai besoin, il vaut mieux que j’aille aux toilettes maintenant parce que le trajet va durer une heure.

Trajet en bateauBateau pour Perfume Pagoda

Assise dans le rafiot, je me suis sentie super rassurée dans mon petit poncho en plastique violet. Quand je mets rassurée, c’est pas vraiment le mot. Juste plutôt soulagée de ne pas être tombée dans l’eau en grimpant dans l’embarcation.

Imaginez le fou rire général si la blanche s’était retrouvée à l’eau dans un costume ressemblant bien à une capote géante…

Bateau Perfume PagodaOn ressemblait en fait tous à des capotes géantes… Second soulagement…

Perfume Pagoda boat HanoiLe trajet d’une heure était magique, un peu un avant goût de la baie d’Halong.

Des rameurs, plus ou moins âgés, conduisaient les petits groupes vers une sorte de pélerinage. Voilà pourquoi l’endroit était si peuplé. Nous étions un jour spécial du calendrier et les Vietnamiens avaient décidé d’en profiter pour aller rendre un hommage à Boudha.
Perfume Pagoda Vietnam

Arrivés à l’embarcadère, le guide est parti nous acheter des tickets pour les télécabines pendant que nous profitions d’une pause déjeuner. Encore une fois, je ne sais pas ce que nous avons mangé, mais c’était très bon, alors j’étais contente.

Perfume Pagoda Vietnam

Un pélerinage « busy »

Après le repas, la montée vers les télécabines a commencé.

J’ai vraiment apprécié me retrouver entourée de Vietnamiens et me suis sentie plutôt spéciale d’être la seule blanche. Ca faisait un peu « Lost in Translation » en pélerinage à Lourdes. Oui, vous avez bien lu…

Mais pour une fois, soyez surs que je n’exagère pas : l’endroit était bondé! Vraiment noir de monde!
Perfume Pagoda Vietnam crowded Perfume Pagoda VietnamParquée pire que du bétail, je me suis sentie observée/dévisagée/déshabillée du regard plusieurs fois mais comme j’étais avec une Vietnamienne de mon groupe, je ne me sentais pas génée (j’avoue que je m’imaginais être une star mondialement admirée) et faire la causette avec ma nouvelle copine a aidé à faire passer le temps.

Pendant l’attente, les gens nous poussaient. Cela doit être culturel. Personne ne s’en étonne, ni ne s’en offusque. Tout le monde te pousse dans tous les sens, on se colle les uns aux autres, mais aucun regard noir, pas de geste abusif, ni de pression. C’est tout à fait normal.

J’avais du mal à ne pas penser à la même scène si elle s’était passée sur Paris en heure de pointe…

Après 10 minutes dans l’oeuf mécanique, le piétinade a repris pendant à peu près une heure. Ca n’avançait pas, ça se bousculait et tout le monde était pressé d’arriver au temple pour rendre hommage à Boudha.

J’avoue que pour ma part, j’avais juste envie de faire demi-tour et de retrouver mon espace et mon confort.

Le pire est que sur le chemin se trouvaient des stands dans lesquels les pélerins pouvaient acheter pas mal de niaiseries (sans déconner!) pour Boudha : huiles essentielles, couverts à l’effigie de Mao, parapluie, décoration, …

J’ai au début cru que les stands étaient pour attirer les touristes mais que nenni! c’était tout pour Boudha!
Perfume Pagoda VietnamMais au final, j’ai soupiré, inspiré, expiré, et j’ai réussi à parvenir jusqu’à la grotte dans laquelle se trouve le temple.Perfume Pagoda VietnamPerfume Pagoda VietnamPerfume Pagoda Vietnam

C’était assez incroyable de se retrouver sur ce lieu de cultes où tous les Vietnamiens étaient en train de se recueillir et d’assister à un événement auquel je ne comprenais pas grand chose mais qui représentait énormément aux yeux des personnes avec qui j’étais.

Retour express à pied

Après être restée dans la grotte une quinzaine de minutes (nous étions déjà en retard par rapport à l’emploi du temps du guide et trop de bousculade tue la bousculade), j’ai préféré rentrer à pied et descendre la montagne pour retourner en bas.
Perfume Pagoda VietnamPerfume Pagoda VietnamPerfume Pagoda VietnamJ’ai retrouvé plus ou moins les mêmes stands qu’à l’aller (des gadgets un peu stupides) mais cette fois, j’ai décidé de m’y arrêter pour les prendre en photo.

De toute manière, je n’étais pas si pressée que ça puisque les autres de mon groupe étaient toujours au sommet.

Il m’a quand même bien fallu 30 minutes pour tout redescendre, sous la pluie, toujours couverte de mon super Kway capote.Perfume Pagoda Vietnam Pauline

Arrivée en bas

Quand j’ai enfin retrouvé le guide, ce dernier m’a annoncé que j’étais loin d’être la dernière arrivée (ah bah merci! je me suis pressée pour rien!) et que si je voulais, je pouvais aller voir les autres temples à côté (ah bah merci! ça a l’air bien cool ça!)!Perfume Pagoda VietnamPerfume Pagoda VietnamPerfume Pagoda VietnamPerfume Pagoda VietnamC’était tellement spirituel de se retrouver à ces temples, vidés de monde, au calme, à observer l’architecture et à savourer le sentiment de plénitude qu’ils me procuraient.Perfume Pagoda VietnamPerfume Pagoda VietnamPerfume Pagoda VietnamPerfume Pagoda VietnamPerfume Pagoda VietnamPerfume Pagoda VietnamPerfume Pagoda VietnamPerfume Pagoda VietnamEntourée de tous ces symboles boudhistes, j’ai vraiment pu apprécier et prendre le temps de contempler et de réaliser où j’étais et ce que je venais juste de voir.

J’avais eu la chance de rentrer au coeur de la culture vietnamienne, lors d’un pélerinage que les Vietnamiens eux-mêmes faisaient.

Du bonheur, c’est ça. C’est ce sentiment de bonheur et de liberté que je retrouvais. Perfume Pagoda VietnamPerfume Pagoda VietnamPerfume Pagoda VietnamHanoi Bridge VietnamEt j’étais presque seule, à me retrouver à sillonner ces temples, à prendre des photos sans me faire dévisager, sans me faire pousser, moi et ma culture d’occidentale.

Sans être religieuse, ni croyante pour deux sous, c’était mon propre moment de reccueillement.Hanoi Bridge Vietnam

Des amies vietnamiennes

Après avoir pris plein de longues bouffées d’oxygène, je me suis décidée à retrouver mon guide et à attendre le reste du groupe qui n’étaient (toujours!!) pas là.

C’est aussi ça la culture vietnamienne : on prend le temps de prendre son temps.

Ce n’est pas forcément un mal, mais quand tu es habituée aux horaires, c’est dur de s’en défaire.

Les autres revenus, nous sommes retournés à notre bateau. Les Vietnamiennes avec qui je m’étais retrouvée avaient les bras chargés de gateaux et de gadgets.

Lorsque l’une d’entre elles m’a offert une bière, je lui ai d’abord dit de la garder pour elle. Elle m’a répondu qu’elle n’aimait pas ça (WHAT! Comment quelqu’un peut ne pas aimer la bière?!). Je lui ai donc demandé pourquoi elle l’avait achetée (Bah oui… Pourquoi acheter un truc que tu n’aimes pas?). C’était en fait une offrande pour Boudha. Maintenant qu’elle l’avait offerte à Boudha, et qu’il l’avait du coup bénie, elle pouvait la reprendre (et du coup me l’offrir).

J’ai forcément pas craché sur une bière bénite (trop cool cette religion au passage) et j’ai continué à discuter avec les filles.

Elles m’ont appris, avec le guide, qu’au Vietnam, il y a deux groupes de personnes : ceux qui boivent trop et ceux qui ne boivent pas du tout. Pas de demi-mesure.

Nous avons aussi pu parler de leurs études et de la chance que les Européens avaient d’accéder à l’éducation car elle n’était pas très bonne dans leur pays et que c’était dur d’étudier, et dur de trouver un travail en rapport avec ces études.

C’était vraiment intéressant d’avoir un échange sur la culture vietnamienne, les différents modes de vie et la vision de l’Occident qu’ils avaient. Mais comme dans chaque bonne chose, le périple touchait à sa fin et nous devions rentrer sur Hanoi.

Jamais je n’oublierai cette journée à Perfume Pagoda et les chouettes rencontres que j’ai pu y faire.

En espérant que je reverrai les filles! Mais bon… Qui sait? Le monde est plutôt petit en fin de compte.

Vietnamiennes With Minhh

Expériences canadiennes: s’amuser par -25 degrés

Articles, Canada, Hudson Bay: ma vie au ranch, Saskatchewan

Aujourd’hui, j’ai décidé de vous présenter les différentes activités du ranch: finies les photos de bouffe à m’en faire saliver comme une addict de sucre enragée. Parce que je ne passe mon temps à manger, je passe beaucoup de temps à rigoler et à avoir du fun! Et comme c’est une page « fun », voici un petit cadeau pour commencer:

Peu habituée à vivre à la campagne, j’ai appris énormément sur la nature qui nous entoure.

 Par exemple, saviez-vous… 20140125_120800[1]

… que quand les biches viennent taper dans la meule de foin avant 17h00, cela signifie qu’il va neiger le lendemain?  

… que la licence de chasse ne permet de chasser qu’une seule biche par an?

… qu’on ne peut chasser que les biches qui ont des cornes?

… que les biches perdent leur corne une à deux fois par an?

20140125_144257[1] … qu’on trouve de la moumoute (désolée, j’ai pas trouvé de mot plus approprié) sur certains gants et qu’on s’en sert pour s’essuyer le nez (parce que oui… ça coule avec le froid…)?

… que les voitures ici ont des cables électriques qui permettent aux conducteurs de réchauffer leur voiture même par temps très froid?

Eh eh! Eh bah maintenant: vous savez et vous pourrez plus dire que vous savez pas! À part continuer à apprendre sur la culture rurale canadienne, je me prête à pas mal d’activités passionantes:

1. ÉQUITATION

J’ai toujours été une passionnée depuis mon enfance: Pauline2 001

Cute, eh?

Et je me demande maintenant comment j’avais pu arrêter ma passion pendant aussi longtemps. Cest ça aussi quand tu voyages: tu te rends compte que tout est possible et que c’est pas si impossible que ça en a l’air de faire ce qui te plaît. Et monter à cheval, c’est comme qui dirait mon dada.

P1050121Les chevaux ici viennent directement chercher leur carotte par la porte

DSCF9666Par temps neigeux

DSCF9703et par beau temps.

P1050133Avec…

P1050143ou sans selle…

2. ÊTRE TRACTÉE EN LUGE PAR UN CHEVAL

Un des trucs les plus funs que j’ai fait pour l’instant!!! J’étais avec une partenaire de luge qui n’arrêtait pas de tomber de sa luge et comme vous pouvez vous en douter, je rigolais trop pour pouvoir dire au chauffeur du « wagon » de s’arrêter pour la récupérer!

P1050247P1050249

P1050251P1050253Shit happens…

À bord de la luge, ça donne ça:

Et quand je n’étais pas dans la luge, j’ai même eu la chance de « conduire » le wagon:

P1050240P1050243Au « volant » du wagon

3. LE QUAD

C’est devenu une habitude. Pour aller nettoyer la « Big Cabin » et refaire les lits, je prends maintenant le quad: ça va plus vite et c’est plus marrant. Enfin… je l’utilise surtout lorsqu’on est dans le rush et lorsqu’il ne fait pas trop froid parce que sinon, merci bien mais je préfère marcher. 20140207_095906[1] Cette petite machine avance super vite et à 20 kms/heure, j’ai l’impression de rouler sur l’autoroute.

4. LE HOT TUB

J’ai eu pas mal l’occasion d’assister à des « instants relaxation » de Canadiens, c’est-à-dire se plonger dans le jaccuzzi par -25°C: 20140208_151249[1] Et j’ai également pu admirer des moments complètement fous ou des Canadiennes sortent du jaccuzzi (39°C dedans, -15°C dehors) pour aller se rouler dans la neige… J’ai pas encore testé mais ca ne saurait tarder! P1050203 Moi, j’ai juste testé le hot tubb le soir avec Audrey. Comme elle m’a dit, le plus dur est d’enlever le peignoir afin de se plonger dedans! Une fois dans l’eau chaude et bouillonnante: c’est que du bonheur! DSCF9719 DSCF9720 DSCF9723

5. LE TIR

Quand Audrey et Perrie m’ont demandé ce que je voulais faire pendant que j’eétais chez eux, je leur ai dit que l’un des trucs de ma Bucket List était de faire du tir. Oui, pour la première fois de ma vie, j’avais envie de toucher une arme à feu. Ça doit être les têtes de cerfs qui m’ont donné envie… DSCF9580 Première remarque: c’est PUTAIN DE LOURD cette merde!!! Faut vraiment avoir la motivation pour s’adonner au tir franchement! Alors la chasse, … je comprends encore moins! NON, je n’ai pas tiré sur un quelconque animal. Je n’ai tiré que sur une cible et ça les a bien fait rire la petite Frenchie qui tire avec un fusil:

C’est surtout ma réaction qui leur a plu! J’espère que ça vous a bien fait rire aussi!

6. JOUER AUX CARTES

Mes samedi soir sur Toronto commençaient l’après-midi et se finissaient le dimanche matin. Ici, nous dirons que c’est quand même plus calme et que mes samedi soir me rappellent les publicités télé pour les maisons de retraite… On joue aux « Marble », « Kaiser », etc. avec parfois une petite tisane… Oui, ça me plait en plus.

7. EXPLORER LES BOIS (et comprendre comment ça marche)

20140211_135317[1]20140211_14193620140211_135644[1] Audrey et Perrie m’ont expliqué tout le processus de la coupe du bois et c’était assez fascinant. Ils m’ont confirmé que la faune n’était pas menacée par cette déforestation parce que :

1. la forêt est juste énorme
2. les arbres repoussent très vite.

Ils ont tous les deux bossés dans la forêt et pour la scierie avant d’avoir le Bed and Breakfast alors j’ai tendance à les croire mais sait-on jamais…

8. FAIRE DES COURSES AU MAGASIN

Vous voyez le supermarché du coin? Genre du coin du patelin? Eh bah c’est là qu’on va faire les courses. Un magasin qui fait la taille du rayon fromages de Carrefour. C’est assez facile de trouver ce que l’on veut et on n’est pas tenté par des extra. Ça a un peu modifié ma perception de la société de consommation.

20140212_110235 20140212_110242 20140212_110352Des creamers de partout

Le café ici, c’est pas la même chose que chez nous! Les Canadiens rajoutent du lait ou de la crème à la noisette, de la crème « à la vanille française » (je sais pas non plus ce qu’ils essaient de dire par là…), de la crème au goût d’amande, de la crème, de la crème, toujours plus de crème20140212_110409Des « bouteilles » de lait de 4L…

20140212_110428 20140212_110437 20140212_110450Un des trucs les plus dégueus au monde: la racinette ou « root beer »

20140212_110508Ici, tu manges des chips avec de la sauce20140212_110526La « trempette aux épinards »: ma sauce préférée

20140212_110555Ah bah si c’est authentique et que ça vient de la boulangerie du Moulin Rouge alors…20140212_110601 20140212_110607Un conseil pour les gateaux ici: Plus c’est joli, moins c’est bon!

9. FAIRE DU SHOPPING

Quand Audrey m’amène faire du shopping au village, c’est quand il y a une friperie. La dernière fois, c’était celle organisée par l’église du coin. Choses à savoir :

1. je ne rentre jamais dans une eglise exceptée pour la visiter, et seulement genre si elle est vraiment VRAIMENT très belle
2. faire du shopping dans une église?! What the hell?

20140213_092827 20140213_092845 20140213_092850 Oui, ici, c’est très « esprit communautaire » et même si ni Audrey, ni Perrie ne sont pratiquants, quand on te dit que le prix des vêtements est à 5$ le sac poubelle rempli, je peux te dire que tu enjoyes! Audrey m’a donc acheté un nouveau manteau qui m’aurait coute 600$ en temps normal et de seconde main (manteau avec fourrure et cuir s’il vous plait!)

manteau

Tout ça revient à faire pas mal de choses et surtout à m’imprégner vraiment de la culture canadienne grâce à mes hôtes et aux clients du ranch qui ont tous leur avis et leur petit mot à dire sur la Frenchie qui se retrouve dans le village isolé d’Hudson Bay. Et croyez-moi, quand on dit que « les Canadiens sont trop gentils », ne le prenez pas pour acquis. Il y a vraiment des cons partout, et des « méchants » partout.