Harbin : Festival de neige et de glace

Chine, Harbin

Mi-janvier, je suis partie avec Albane pour un week-end à Harbin à l’occasion du 2019 Harbin International Ice and Snow Sculpture Festival (Festival sur glace et sur neige).

Avant ça, je m’étais bien préparée à affronter des températures assez … rudes (on nous annonçait du -30°).

Avec l’aide de taobao, votre Alibaba français, je me suis donc achetée manteau et pantalon de ski, après ski et collants chauds. J’étais parée !

À part qu’il y faisait froid et qu’il y avait le Festival des neiges une fois par an, Harbin m’était totalement inconnue.

Quelques infos qui vous seront utiles… ou pas…

Harbin (du mandchou : ᡥᠠᡵᠪᡳᠨ et en chinois simplifié : 哈尔滨 ), est la capitale de la province du Sahaliyan Ula (Heilongjiang), province la plus septentrionale de Chine, située en Mandchourie. Elle se situe sur les rives méridionales du fleuve Songhua.

Harbin est une ville industrielle florissante, c’est aussi le plus important centre politique, économique, scientifique, culturel et le nœud de communications de la Chine du nord-est.

Elle porte le surnom de « Perle du cou (du cygne) » en raison de la forme générale du Heilongjiang (en forme de cygne) mais également de « Moscou d’Orient » ou de « Paris d’Orient », en raison de l’architecture de la ville. Mais elle est également surnommée Ville de Glace en raison du long hiver qui y règne.

La ville s’est développée à la fin du XIXe siècle, suite à l’arrivée en masse d’ingénieurs russes venus construire la portion est du Transsibérien. Parmi les édifices typiques de l’architecture russe figure la cathédrale Sainte-Sophie, une église orthodoxe orientale au dôme vert qui fait office aujourd’hui de musée sur l’histoire locale. [source : Wikipedia]

Après avoir passé une courte nuit suite au changement d’hôtel (le premier réservé étant vraiment tout pourri et tout glauque) et aux paperasses dans le deuxième hôtel qui ont bien duré une heure, notre première journée à Harbin commençait sous le soleil !

Nous avons arpenté la rue piétonne d’Harbin, et nous nous sommes retrouvées entourées de restaurants et d’échoppes russes.

Nous nous sommes ensuite aventurées dans un petit musée éphémère rempli de lumières qui « suivaient » nos mouvements.

Après cette petite pause, nous avons repris notre chemin et sommes arrivées sur la rivière. Là, c’est un véritable parc d’attractions de neige et de glace qui nous attendait.

Des grosses barres de rires !

J’avais juste l’impression d’être retournée en enfance.

Les bouées luges étaient EXCELLENTES ! À chaque nouvelle descente me prenait un nouveau fou rire. Rien que pour ces quelques minutes de laisser aller total, j’encourage TOUT le monde à aller un weekend à Harbin !

En milieu d’après-midi, nous nous sommes décidées à traverser
la rivière gelée pour rejoindre « Ice and Snow World », le parc avec les sculptures de bâtiments de glace.

Bon, j’avoue que je faisais pas forcément la fière parce que l’on pouvait vraiment voir les craquelures de la glace…

Ice and snow world

Quel kiffe ! Quel paysage ! Quelle atmosphère !

J’ai préféré les sculptures de jour. La lumière du coucher de soleil se reflétant sur les briques de glace rendait le lieu absolument magique.

Ensuite, nous sommes passés aux lumières artificielles, voire kitsch…

Mais franchement, c’était TOP ! Les sculptures sont incroyables.

J’aurais aimé tomber sur le process de construction, pour voir comment les bâtiments de glace sont montés… J’avais vu des sculpteurs à la tronçonneuse électrique et leurs réalisations au Canada mais rien à voir avec le Festival d’Harbin.

Le soir, nous nous sommes réchauffées, accompagnés de Jordane et de Guillaume, des copains de Shanghai, dans un petit restaurant russe.

Première fois de ma vie que j’allais dans un restau russe et honnêtement, ça m’a donné envie d’aller visiter Moscou !

On le sent bien le froid là

Et le lendemain : rebelotte pour la technique « de l’oignon », celle où on accumule les couches de vêtements. Bénéficiant de seulement un week-end, il n’était pas temps de s’attarder trop longtemps à l’hôtel – et dans ses lits SI CONFORTABLES.

Nous avons pris le taxi direction Sun Island.

Encore une fois, c’était exceptionnel.

Les sculptures étaient toutes plus belles les unes que les autres. Et que dire de leurs tailles !

Ia des zeeeeeeeeeeeeeeeeux !!

En plus, le parc était équipé de plein de jeux différents : luges, vélos sur glace, etc. Que du bonheuuuuur !!

Donc bon… on était un peu comme des enfants profitant du dernier jour des vacances avant de devoir reprendre le chemin de l’école !

À SAVOIR

1. Sortez couverts ! Je pense que je n’aurais pas autant profité du week-end si je n’y avais pas été aussi préparée.

2. C’était très dépaysant – et assez agréable – de se retrouver dans un environnement russe !

3. Budget ! Les parcs sont assez chers (environ 250rmb). Une fois l’entrée payée par contre, toutes les attractions sont gratuites.

4. Essayez de voir les sculptures de jour et de nuit. Ça vaut vraiment le coup !

5. N’oubliez pas qu’Harbin est une ville très polluée. Ça m’avait fait un petit choc en arrivant !

RESSENTI

TOP TOP TOP pour un week-end ! La neige, le ciel bleu, la neige, les sculptures, la folie des grandeurs, etc. J’ai vraiment adoré ce week-end. C’était une petite pause dans la course de Shanghai qui fût vraiment très appréciable

Chengdu et les pandas

Chine, Sichuan

Le panda est aux Chinois ce que le coq est aux Français…

Pour la Golden Week, la semaine de vacances annuelles des Chinois, je me suis décidée à aller faire une randonnée dans le Sichuan avec M2Travel, un organisme de séjour organisé sur Shanghai.

Pas peu fière d’avoir fait cinq jours de randonnée dans le Ladakh il y a déjà deux mois (vous aussi vous trouvez que le temps passe extrêmement vite? #onvieillit), je me suis chauffée toute seule à partir à la découverte du Sichuan en laissant à M2travel la peine de tout organisé.

La veille du départ (pourquoi s’y prendre en avance?), je me rends à Decathlon (THE magasin) pour m’acheter un matelas gonflable. Parce que oui, en plus de faire près de 6h de marche par jour dans les montagnes, je vais aussi y camper. Loin sont les promenades familiales ou je me plaignais de marcher plus de 20 minutes… Avant ce séjour en Inde, jamais je n’aurais pensé faire une rando complète avec nuitées dans la nature. Je suis plutôt Booking.com, peu importe le confort, tant qu’il y a un matelas qui ne doit pas se gonfler.

Mais je bifurque…

Je me retrouve donc à Decath’ avec comme objectif l’achat d’un matelas gonflable confortable. À l’entrée du magasin sont exposés tentes et matériels de camping (c’est la mode en octobre ou quoi?). Pendant 30 minutes, je m’interroge, j’interroge les vendeurs, je fais le tour des rayons, je contacte l’organisme de voyages pour finalement être convaincue de mon premier choix et prendre un matelas une personne.

Pendant ces 30 minutes, j’ai eu le temps de mettre près d’une 15aine d’articles dans mon panier : paires de chaussettes (c’est important!), compotes (ça aussi !), lumière frontale (on ne sait jamais), deux pantalons (pour me sentir vraiment randonneuse), un petit sac à dos de 10 litres (essentiel!!), des piles (pour aller avec la lampe frontale), une gourde (bah oui, je n’en avais qu’une), un coussin gonflable (pour être confortable dans la tente), …

BREF! Je suis fin prête…

Ai-je mentionné que je n’aimais pas particulièrement camper? Manque de sommeil, manque de confort, manque de calme, … Après bon… J’ai quand même déjà vécu dans une tente pendant deux mois en Australie et j’ai survécu.

En route pour Chengdu

Il est 4h du matin ce samedi 29 septembre. Je me réveille presque en pleine forme. Comme à chaque fois que je pars en voyage, je suis super réveillée et peu importe les quelques heures de sommeil, je suis prête à démarrer une nouvelle aventure.

J’ai choisi de voyager tôt à cause de la foule de la Golden Week. Je suis dans le premier métro demarrant le service de la journée. Et je ne suis pas seule. Il suffit de regarder les images résultants de la recherche « Golden Week » sur Google pour comprendre de quoi je parle.

Trois heures de vol plus tard, j’atterris à Chengdu.

On dirait Hanoi!

Je fais le check-in dans une auberge de jeunesse vraiment sympa, située à côté de la ligne 3, le HI Chengdu.

Après avoir déposé les affaires, je pars à la découverte de la ville. L’atmosphère est plus reposante que Shanghai.

Je fais à peu près 15 kilomètres lors de cette première journée. C’est un prélude assez soft pour me préparer à ce qui m’attend.

De ma première journée à Chengdu, j’ai visité le temple de Wenshu, je me suis rendue à la place avec la statue de Mao et Tianliu Square. J’ai egalement été testé une spécialité du Sichuan: le Mao Po Tofu.

Je termine la journée d’excursion dans le plus vieux restaurant de Mao Po Tofu de la ville: le Chen’s Mao Po Tofu.

Je n’ai JAMAIS mangé aussi épicé de ma vie ! Je n’arrive même pas à finir le plat tellement je le trouve épicé !

Rencontre avec les pandas

Départ de mon auberge de jeunesse à 6h30 pour être dans le premier métro pour aller à Panda Avenue où je prends un taxi pour me rendre à la base des pandas. Ce n’est pas un zoo, ni un lieu ou les pandas vivent en pleine liberté. Comme il se définit: c’est une solution trouvée par l’homme pour contrer un problème créé par l’homme.

Je suis donc à 7h15 dans la file à attendre que les portes du centre ouvrent. Et je ne suis pas la seule. Celui qui n’a jamais fait la queue en Chine ne peut pas comprendre cette sensation, ce sentiment d’accepter de voir son espace personnel réduit à néant. À vivre en Chine, on réalisé ce que veulent dire surpopulation… Et patience.

Dès que les portes ouvrent, je vois fes dizaines de Chinois courir pour être les premiers à rentrer dans le parc. Ces pandas sont vraiment les super stars du Sichuan et leurs groupies sont impatients de les voir.

Je me demande si je vais réussir à en voir ou si je vais juste piétiner pour rien.

Mais je suis tres vite rassurée en m’a percevant que les Chinois se sont précipites pour être les premiers à faire la queue pour les navettes…

Je m’aventure donc dans le parc, à mon rythme, prenant les grimpettes comme des entraînements à la randonnée future.

J’arrive à l’espace des pandas au bout d’une dizaine de minutes.Je les trouve TELLEMENT MIGNONS!!! Drôles et à la fois impressionnants.

Mon coeur fond totalement lorsque je me retrouve face à leurs progénitures.

Plus mignons que des peluches, j’ai juste envie d’en prendre un dans les bras juste pour les papouiller. On comprend mieux l’importance des vitres.

Je passe à peu près deux heures dans le parc avant de me décider à rentrer à l’auberge de jeunesse.

O

n dirait Hanoi

Sur le retour, je m’aventure dans une petite ruelle en suivant une horde de Chinois accompagnés de leurs sacs de courses.

J’ai l’impression de me retrouver dans les marchés de Hanoï. Personne ne me parle en anglais et c’est très appréciable.

Je peux enfin mettre mes rudiments de chinois en avant.

Les gens me regardent en se demandant bien ce qu’une Laowai (= étrangère) peut bien foutre par ici.

Je rentre à l’auberge de jeunesse avec un immense pomelos et m’effondre de sommeil. Les nerfs de la vie trépidante de Shanghai lâchent complètement.

C’est les vacances après tout

Je m’accorde une jolie grasse mat le lendemain matin avant de déménager dans l’hôtel réservé par M2. Vers 14h, je me motive à explorer le reste de Chengdu et me rends au Quartier tibetain, à la rue JinLi (construite selon le style ancien chinois) et au temple de WuHou.

En début de soirée, je pars me faire les ongles et les cils.

Ce sont les vacances après tout!

Et puis… Autant être prête pour les trois jours de rando!

Leh et ses environs

Inde, Laddakh

Quoi faire à Leh en attendant de passer le « mal de l’altitude » ? Voici un petit condensé de nos trois premières journées. Après le bordel de Delhi, l’arrivée dans le Ladakh nous a prouvé que l’Inde est bien plus que l’image / le cliché que nous en avons d’elle.

Depart de Delhi

Nous avons quitté notre hôtel miteux de Delhi à 3h30 du matin, notre avion pour Leh étant à 6h15.

Rien n’avait été réservé pour notre séjour à Leh, dans la région du Ladakh, mais grâce à nos guides de voyage, Audrey a déniché une petite guesthouse charmante, à quelques minutes du centre ville.

La ville est absolument incroyable et jamais je n’avais vu d’endroit comme ça auparavant. Jamais je n’avais vu de village pris dans les montagnes avec un palais royal construit à flan de falaises.

Plein d’artisans tibétains vendent bijoux, tapis, drapeaux et apportent à Leh une âme et un charme incontestables.

J’ai bien évidemment craqué pour quelques bijoux et je pense que je craquerai encore avant de repartir.

Se promener dans la ville est très agréable, zen et reposant.

« How i got Lehd »

Le jeu de mots est marrant et comprendra qui pourra.

Preuve est faite que la ville a bien évolué en quelques années et que le tourisme est florissant.

« Petite » promenade

Le palais royal et les monastères sont absolument splendides et captivants. C’est un véritable coup de coeur qui s’opère.

J’ai l’impression d’avoir quitté l’Inde et d’être arrivée au Tibet. Finis les regards étranges et insistants. Nous sommes dans un cocon de Namaste.

Avant de repartir pour la maison d’hôte, je passe par le Musée de Leh qui acceuille la plus vieille Mosquée de la ville.

Encore une fois, c’est splendide.

Dépassement de soi

Pour notre deuxième journée d’acclimation à l’altitude, nous decidons d’aller voir le Palais et le monastère d’un peu plus près.

Le palais royal ressemble de plus près à un palais abandonné que l’on essaierait de raboter. La plupart des pièces sont vides et l’on manque d’explication quant au pourquoi du comment.

La vue du sommet est superbe. On domine la ville de Leh, ainsi que l’ancienne ville et on distingue précisément la chaîne himalayenne.

Après une petite heure à déambuler dans ce dédale, nous décidons d’emprunter la chemin sur notre gauche pour monter au Monastère qui ne semble pas si loin.

Étant donné que nous devions aller nous promener histoire de nous occuper et non de faire une randonnée sportive, c’est en tong que je me suis fait la grimpette.

Au début, aucun problème. Ça monte mais ça ne glisse pas et c’est le principal.

C’est à l’embranchement, lorsque nous avons choisi « montagne à escalader » plutôt que « chemin à continuer » que ça s’est corsé.

En gros, j’ai fini la montée pieds nus, sur une montée alliant sable et rocher.

J’ai toujours aimé escalader mais j’avoue m’être fait une belle frayeur sur le chemin étroit menant en haut de ce rocher installé à quelques 3000 metres d’altitude.


Grâce au soutien d’Audrey, j’ai pu continuer la grimpette jusqu’au monastère.

Là, la vue sur Leh et ses alentours était à nouveau grandiose.

Ce voyage en Inde sera vraiment représentatif de « dépassement de soi » et de « voyage » à tous les points de vue.

Le soir, j’ai pu me remettre de mes émotions en savourant la nourriture ladakhi.

Monastères de Shey et de Thiksey

Le troisième jour, nous avons loué une moto pour les deux monastères aux alentours (environ 25 kms de Leh).

Ces monastères construits dans les montagnes sont absolument extraordinaires. L’architecture y est juste incroyable. Il y règne également une sérennité apaisante.

Les roues à prières y sont partout. Attention! Il faut bien penser à les tourner dans le sens des aiguilles d’une montre.

Le paysage, les monastères, la route en moto, les détails bouddhistes se retrouvent dans les « quelques » photos ci-dessous que j’ai eu du mal à trier.