Lake Louise: le Paradis des Rocheuses canadiennes

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Quand on ouvre un guide du Canada, la première photo sur laquelle on tombe est en général celle du Lake Louise situé dans le Parc National de Banff.

Quelques photos, pour commencer cet article, prises lors de mon trajet de Banff à Lake Louise:

20140121_15215920140122_094520Banff => Lake Louise: 45 mins de car

Le village porte le même nom que le lac (à moins que ce soit l’inverse).

20140122_095036Village Lake Louise

L’auberge de jeunesse HI Lake Louise Alpine Centre où je résidais est parfaitement localisé à côté de la station de bus. Pas beaucoup de chemin à faire avec mes 15 kgs sur le dos. Ne restant que deux nuits dans la meilleure auberge où j’ai jamais été (construite en bois et avec un sauna à l’intérieur), j’ai décidé de profiter à fond du temps qui m’était imparti en allant faire une randonnée de Lake Louise jusqu’au Lac Agnès (16 kms aller retour…).

HI Lake LouiseHI-Lake Louise Alpine Centre

En fait, j’avais décidé de marcher uniquement jusqu’au lac Louise mais une Allemande rencontrée à Banff et retrouvée à Lake Louise m’a motivée à l’accompagner jusqu’au Lac Agnès.

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Sur le chemin de l’auberge au lac

Alors que j’étais partie avec le sourire jusqu’aux dents, ma mine enjouée s’est transformée au fur et à mesure que nous avancions. Il faut dire que la montée jusqu’au lac n’était pas de tout repos.

20140122_104429 20140122_104435Marcheurs en raquette

20140122_104604À cette époque de l’année, il n’y avait pas beaucoup de randonneurs, seulement quelques marcheurs en raquette et des sportifs en ski de fond.

Le fait que l’endroit soit presque vide à l’époque de l’année était un pur bonheur. On avait Lake Louise preque pour nous seules.

20140122_105735 20140122_105953 20140122_110552 20140122_11055820140122_110638Devant l’hôtel étaient exposées des sculptures de glace impressionnantes par leur originalité, leur beauté et leurs détails. 20140122_110750 20140122_11075820140122_113345Une patinoire aménagée aux abords du lac permet à ceux qui le souhaitent de patiner ou juste de marcher sur le lac gelé:20140122_111425Aux risques et périls des aventuriers de faire du patin à glace sur le lac gelé. Pensez-vous que certains ont égaré leur bébé ont eu juste peur que le poids de la poussette cède? Je ne sais, je ne sais, mais pour ma part, j’ai tenté la traversée (sans patins).

Au milieu de cette patinoire se trouvait la sculpture d’un château. Quand il s’agit de glace, les Canadiens ne manquent pas d’originalité.20140122_11104720140122_111633 20140122_111819Une fois les portes du chateau franchies, la vue était somptueuse: 20140122_11283620140122_112518Ce point bleu, c’est moi. Petite de nature, il apparaît clairement que je ne suis qu’un Minimoy (désolée pour la référence) face à ces montagnes.

Avant de repartir sur notre circuit, nous avons fait une petite pause à l’hôtel Fairmont du Lake Louise qui offre une vue directe sur le lac et les montagnes l’entourant. Un pur régal pour les yeux et le palais!

20140122_115005Ayant repris du poil de la bête, nous étions prêtes à continuer notre randonnée jusqu’au Lake Agnes. 

Pendant l’été, la récompense n’est pas seulement la vue: à côté du lac se trouve le Tea House qui permet aux randonneurs de s’arrêter pour se poser un peu, profiter du paysage et déguster un thé. Pas de chance pour nous, il est fermé en hiver.

20140122_134919Petite pause au Lake Mirror où nous avons rencontré quelques Canadiens venant de Calgary:20140122_135250(0) 20140122_135309 20140122_13554720140122_135624

Arrivée au Lake Agnes, la vue idyllique m’a permis d’oublier les précédents kilomètres endurés:
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20140122_142603 20140122_142656Lake Agnes

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Descendues par le même chemin emprunté à l’aller, nous nous sommes senties bien légères sur la route du retour.

Arrivées au Lake Louise, nous nous sommes à nouveau arrêtées pour contempler ce paysage mythique.

Toutes les personnes qui ont souhaité un jour partir au Canada et qui se sont renseignés sur le pays, ont découvert cette splendide photographie: Lake Louise 1593 lake-louise-mainTapez juste « Canada » dans votre barre de recherche Google et vous verrez qu’on ne peut passer à côté du Lake Louise quand on se renseigne sur le pays des caribous.

Alors, peu importe la saison, peu importe le mois – et même s’il paraît que Lake Louise est peuplé de touristes l’été – peu importe votre misanthropie ou votre humeur, allez découvrir cette merveille de la nature que sont les Rocheuses et Lake Louise, LA beauté à découvrir lorsqu’on se décide à aller au Canada.

Toronto : ses joies, ses galères, ses petites trouvailles

Articles, Galères de PVT, Ma vie à l'auberge, Toronto

Un PVT, c’est aussi des galères. Personne ne peut y échapper. À la limite, ça serait presque dommage de passer à côté et ennuyant de ne pas avoir sa petite anecdote. Parmi celles entendues :

« C’est l’histoire d’un mec qui achète 5kgs de riz à Chinatown, qui prend le dernier métro, qui se goure de station, qui essaie de prendre le train dans l’autre sens, qui s’aperçoit qu’il n’y en a plus, et qui rentre à pied chez lui avec ses 5kgs de riz sur le dos. »

« C’est l’histoire de 2 mecs qui veulent faire un road trip aux USA avec un billet qui leur permet de voyager autant qu’ils veulent pendant un mois. Manque de bol, à l’achat du dit billet, ils s’aperçoivent que l’offre n’existe plus depuis 3 jours. »

« C’est l’histoire de 2 filles qui ont acheté une voiture en commun. Deux jours après, le réservoir d’essence lâche. Bilan : + $255 à débourser. »

Et je suis assez émue de vous raconter ma petite galère aussi. J’en ai la bébé larmichette à l’œil. Presque. Roulement de tambours…

Instant… GALERE!

Dans mon dernier article, j’étais plus que fière d’avoir trouvé mon appartement dans Kensington Market. Et la veille de mon emménagement, je partais fêter ça en me promenant dans la ville.

Attirée par le petit panneau « No bags. Sorry, we are British. », je suis entrée au 45, King Street, dans une librairie pleine de charme. J’ai alors plongé dans un univers de livres, univers composé notamment de bouquins sur Virginia Woolf (moi étant grande fan) et des livres de cuisine. Un savant mélange entre la librairie dans « La Belle et la Bête » (désolée pour la référence, je ne parle pas du film de Cocteau, mais du film de Disney…) et la librairie de « Coup de foudre à Notting Hill » (re-désolée).

Je vous conseille donc, si vous venez faire un petit tour à Toronto, de pousser la porte de Nicholas Hoare. Pour ceux qui ne pensent pas aller sur Toronto avant un bout de temps, je vous conseille dans ce cas là d’aller faire un tour sur leur site Internet ici. Vous comprendrez mieux les références.

[ERRATUM : la petite librairie a fermé depuis]

Après cette petite halte, j’ai repris ma route, direction Chinatown. Et puis non, je me suis arrêtée à nouveau, à la demande de  mon ventre et à l’appel du camion à  hot dog à côté du City Hall (mairie).

Ici, quand on vend des hot dogs dans la rue, on offre également aux clients la possibilité d’y ajouter des cornichons, des oignons, du chou, de la sauce, etc.

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Puis, je me suis posée en face de la patinoire de la mairie pour observer les ouvriers de la ville qui peinaient à déneiger la piste.

IMGP0941Patinoire de la mairie enneigée

CityHallMairie de Toronto, ça change de celle de Trégueux City

Après ce déjeuner, me voilà repartie pour Chinatown.

Chinatown

En plein milieu de cette balade, mon super cellulaire sonne.

C’est là. L’instant Galère commence

« Oui, allo, c’est John, le propriétaire de l’appartement à Kensington market. lI y a un problème. J’appelle pour dire que ce n’est pas possible que tu emménages demain. Je t’appelle lundi pour te tenir au courant.

– Ah? Euh… Ah? Mais c’est quoi le problème? Je peux toujours emménager?

– Je t’appelle lundi pour t’expliquer. Ok?

– Euh, bon, ok, ok. »

Mouais, à propriétaire chelou, confiance annulée. Chinatown n’étant pas loin de l’appartement en question, j’y vais direct. Drôle ça, le propriétaire était devant la porte. Moi :

« Hey salut, je viens juste prendre des photos de l’immeuble, tout va bien?

– Oui, tout va bien. Tu es Stacey, c’est ça?

– Euuuuuh, non, pas vraiment, je suis Pauline [à prononcer ici : Powlyn’. Mais en général : imprononçable… Merci Maman et Papa pour le prénom ininternationnalement prononçable..], on s’est vu hier.

– Ah oui, la Française?

– Oui, c’est ça.

– Je t’ai dit que je t’appellerai lundi.

– Oui, je suis juste venue prendre des photos. Mais, tu es sur que tout va bien? Je peux quand même emménager bientôt?

– Je t’appelle lundi. J’ai une visite là. Je n’ai pas le temps de parler.

– Ok… Je peux quand même faire des photos?

– Euh, oui. Mais j’ai pas le temps. »

Et il est rentré dans l’immeuble. Ok, that’s nice…

Pour l’appartement que je voulais sur Oxford Street : -30 points.
Et c’est reparti pour le bonheur des annonces d’appartements sur Craigslist et Kijiji.ca

Youpi!

Mes parents m’ont élevée dans le respect des libertés de chacun, avec ce moto assez simple : « Ia des cons partout ma chérie ». Oui, les cons sont partout. Je ne vais donc pas généraliser, mais c’est pas la première fois, lors de visites d’appart, que la personne manque de parole (« désolée, je suis partie, la visite est annulée », « oh non, finalement j’ai la flemme aujourd’hui. La semaine prochaine pour une visite? » etc.).

Différence culturelle? Je ne sais, je ne sais…

J’ai noté qu’ici, les gens n’aiment pas vraiment quand on leur parle d’accueillir des amis à dormir, ou d’accueillir des amis pour boire un verre.

Différence culturelle? J’en suis à peu près sure oui. Différence de cultures entre Européens et Américains, et entre Francophones et Anglophones.

Pour rester positif, no matter what, il faut juste ne pas oublier que les galères arrivent à tout le monde. À noter le meilleur échec de la journée : le street car arrêté sur les rails, ne pouvant avancer, car une personne mal garée y faisait dépasser son SUV (petites rimes du soir, bonsoir).

J’essaie d’imaginer la scène à Paris : « Mesdames, Messieurs, en raison d’un gros connard qui vient de garer sa Twingo sur les rails du métro, nous sommes momentanément arrêtés à Châtelet pour une durée indéterminée. »

Dans ta face le street car!!

Le street car étant un fier représentant de Toronto, il paie pour les mauvaises actions de tous les autres. Karma, karma, quand tu nous tiens!

Décision de la journée : passer le reste du mois de février en auberge de jeunesse pour enfin trouver THE appart. L’élue : la HI-Toronto, que je considère à présent comme ma maison! J’y rencontre plein de gens de différentes nationalités et puis, ia toujours un truc à faire, ou quelqu’un à qui parler!

Pour ma part, je suis en dortoir de 8 personnes. Et pour le moment, on est que 2 : moi et Yuka, une Japonaise plutôt sympa, qui se lève à 6h du mat’ et se couche à 6h du soir.

Appelons ça… une manière différente de vivre.