Toronto : ses joies, ses galères, ses petites trouvailles

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Un PVT, c’est aussi des galères. Personne ne peut y échapper. À la limite, ça serait presque dommage de passer à côté et ennuyant de ne pas avoir sa petite anecdote. Parmi celles entendues :

« C’est l’histoire d’un mec qui achète 5kgs de riz à Chinatown, qui prend le dernier métro, qui se goure de station, qui essaie de prendre le train dans l’autre sens, qui s’aperçoit qu’il n’y en a plus, et qui rentre à pied chez lui avec ses 5kgs de riz sur le dos. »

« C’est l’histoire de 2 mecs qui veulent faire un road trip aux USA avec un billet qui leur permet de voyager autant qu’ils veulent pendant un mois. Manque de bol, à l’achat du dit billet, ils s’aperçoivent que l’offre n’existe plus depuis 3 jours. »

« C’est l’histoire de 2 filles qui ont acheté une voiture en commun. Deux jours après, le réservoir d’essence lâche. Bilan : + $255 à débourser. »

Et je suis assez émue de vous raconter ma petite galère aussi. J’en ai la bébé larmichette à l’œil. Presque. Roulement de tambours…

Instant… GALERE!

Dans mon dernier article, j’étais plus que fière d’avoir trouvé mon appartement dans Kensington Market. Et la veille de mon emménagement, je partais fêter ça en me promenant dans la ville.

Attirée par le petit panneau « No bags. Sorry, we are British. », je suis entrée au 45, King Street, dans une librairie pleine de charme. J’ai alors plongé dans un univers de livres, univers composé notamment de bouquins sur Virginia Woolf (moi étant grande fan) et des livres de cuisine. Un savant mélange entre la librairie dans « La Belle et la Bête » (désolée pour la référence, je ne parle pas du film de Cocteau, mais du film de Disney…) et la librairie de « Coup de foudre à Notting Hill » (re-désolée).

Je vous conseille donc, si vous venez faire un petit tour à Toronto, de pousser la porte de Nicholas Hoare. Pour ceux qui ne pensent pas aller sur Toronto avant un bout de temps, je vous conseille dans ce cas là d’aller faire un tour sur leur site Internet ici. Vous comprendrez mieux les références.

[ERRATUM : la petite librairie a fermé depuis]

Après cette petite halte, j’ai repris ma route, direction Chinatown. Et puis non, je me suis arrêtée à nouveau, à la demande de  mon ventre et à l’appel du camion à  hot dog à côté du City Hall (mairie).

Ici, quand on vend des hot dogs dans la rue, on offre également aux clients la possibilité d’y ajouter des cornichons, des oignons, du chou, de la sauce, etc.

IMGP0940

Puis, je me suis posée en face de la patinoire de la mairie pour observer les ouvriers de la ville qui peinaient à déneiger la piste.

IMGP0941Patinoire de la mairie enneigée

CityHallMairie de Toronto, ça change de celle de Trégueux City

Après ce déjeuner, me voilà repartie pour Chinatown.

Chinatown

En plein milieu de cette balade, mon super cellulaire sonne.

C’est là. L’instant Galère commence

« Oui, allo, c’est John, le propriétaire de l’appartement à Kensington market. lI y a un problème. J’appelle pour dire que ce n’est pas possible que tu emménages demain. Je t’appelle lundi pour te tenir au courant.

– Ah? Euh… Ah? Mais c’est quoi le problème? Je peux toujours emménager?

– Je t’appelle lundi pour t’expliquer. Ok?

– Euh, bon, ok, ok. »

Mouais, à propriétaire chelou, confiance annulée. Chinatown n’étant pas loin de l’appartement en question, j’y vais direct. Drôle ça, le propriétaire était devant la porte. Moi :

« Hey salut, je viens juste prendre des photos de l’immeuble, tout va bien?

– Oui, tout va bien. Tu es Stacey, c’est ça?

– Euuuuuh, non, pas vraiment, je suis Pauline [à prononcer ici : Powlyn’. Mais en général : imprononçable… Merci Maman et Papa pour le prénom ininternationnalement prononçable..], on s’est vu hier.

– Ah oui, la Française?

– Oui, c’est ça.

– Je t’ai dit que je t’appellerai lundi.

– Oui, je suis juste venue prendre des photos. Mais, tu es sur que tout va bien? Je peux quand même emménager bientôt?

– Je t’appelle lundi. J’ai une visite là. Je n’ai pas le temps de parler.

– Ok… Je peux quand même faire des photos?

– Euh, oui. Mais j’ai pas le temps. »

Et il est rentré dans l’immeuble. Ok, that’s nice…

Pour l’appartement que je voulais sur Oxford Street : -30 points.
Et c’est reparti pour le bonheur des annonces d’appartements sur Craigslist et Kijiji.ca

Youpi!

Mes parents m’ont élevée dans le respect des libertés de chacun, avec ce moto assez simple : « Ia des cons partout ma chérie ». Oui, les cons sont partout. Je ne vais donc pas généraliser, mais c’est pas la première fois, lors de visites d’appart, que la personne manque de parole (« désolée, je suis partie, la visite est annulée », « oh non, finalement j’ai la flemme aujourd’hui. La semaine prochaine pour une visite? » etc.).

Différence culturelle? Je ne sais, je ne sais…

J’ai noté qu’ici, les gens n’aiment pas vraiment quand on leur parle d’accueillir des amis à dormir, ou d’accueillir des amis pour boire un verre.

Différence culturelle? J’en suis à peu près sure oui. Différence de cultures entre Européens et Américains, et entre Francophones et Anglophones.

Pour rester positif, no matter what, il faut juste ne pas oublier que les galères arrivent à tout le monde. À noter le meilleur échec de la journée : le street car arrêté sur les rails, ne pouvant avancer, car une personne mal garée y faisait dépasser son SUV (petites rimes du soir, bonsoir).

J’essaie d’imaginer la scène à Paris : « Mesdames, Messieurs, en raison d’un gros connard qui vient de garer sa Twingo sur les rails du métro, nous sommes momentanément arrêtés à Châtelet pour une durée indéterminée. »

Dans ta face le street car!!

Le street car étant un fier représentant de Toronto, il paie pour les mauvaises actions de tous les autres. Karma, karma, quand tu nous tiens!

Décision de la journée : passer le reste du mois de février en auberge de jeunesse pour enfin trouver THE appart. L’élue : la HI-Toronto, que je considère à présent comme ma maison! J’y rencontre plein de gens de différentes nationalités et puis, ia toujours un truc à faire, ou quelqu’un à qui parler!

Pour ma part, je suis en dortoir de 8 personnes. Et pour le moment, on est que 2 : moi et Yuka, une Japonaise plutôt sympa, qui se lève à 6h du mat’ et se couche à 6h du soir.

Appelons ça… une manière différente de vivre.

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11 réflexions sur “Toronto : ses joies, ses galères, ses petites trouvailles

  1. ah mince, pas cool la galère d’appart :/
    J’espère que tu vas trouver vite!
    Et oui les différences culturelles entre francophones et anglophones ça existe et des fois c’est bien difficile à intégrer!
    Bises et bon courage!

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      • La dernière en date étant le test drogue&alcool que je dois passer, ainsi que l’examen de mon casier judiciaire. En bonne française j’ai tenté de protester et dire que je ne le ferais pas, on m’a répondu pas de soucis, si tu refuses t’es virée. Huuuum ok :).

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  2. Ma pauvre ça à l air hyper mouvementé c est cool !!!! Pis merci pour la petite pub sur comment ne pas avoir le ventre qui tombe, qui s est incrustée en bas de ton article 🙂 bisous la belle je t aime

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    • Ca bouge oui 😀 Je kiffe ^^
      La vieille pub koi!! Si j’avais su qu’il y avait de la pub, j aurais au moins demandé un truc glamour!!
      Gros bisous ma Pocaface!! I love you too!!! ❤

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