26 ans à Toronto

Articles, Ma coloc d'Irlandais, Toronto

Quand on vient d’emménager avec 5 mecs, on se dit qu’ils n’ont pas forcément envie de fêter l’anniversaire de « la nouvelle qui vient d’arriver, la seule fille de la coloc, la Française qui plus est et celle qui va pas nous casser les couilles quand on veut mater du foot et boire de la bière ».

Faux. Quand on vit avec 5 Irlandais, on se dit que la vie n’a jamais été aussi facile en colocation. Les mecs boivent plus de thé que de bière… à part lorsqu’il faut faire la fête.

Petit retour sur samedi soir.

La veille de mon anniversaire, j’avais réussi à inviter tous mes amis (entre ceux rencontrés à l’auberge et ceux du boulot, ça a été très facile pour moi de me faire rapidement des amis) et tous les colocs pour célébrer le jour de mes 26 ans.

Rendez-vous donné à tous les convives à 23h00 dans un bar du centre ville pas trop loin de la maison.

 » Et avant, tu as prévu que les gens viennent ici? me demande un de mes colocs.

– Oh bah peut-être quelques-uns mais pas beaucoup vu que vous m’avez dit que le voisin pouvait appeler les flics s’il y avait une soirée.

– On l’emmerde le voisin. On fait la fête. C’est ton annif. On va bien fêter ça!
(= « Fuck this fucking neighbour, let’s fucking celebrate for your fucking birthday! Fuck yeah! »)

La ronde des émotions

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Après une semaine chargée en émotions à faire le 360° de tous les sentiments  existants :

  • la surprise => pot de départ du boulot riche en « wahoo », « oh putain », « ahhhhhhhh », « ooooooooh », « NAAAAAAAAAN », etc. grâce à un bureau, un service, un département, une direction de folie (j’ai quand même eu droit à 1. un sac rempli de chocolats, bonbons, livres, etc. 2. un massage pour le lendemain après-midi, 3. une carte avec des mots trop gentils, touchants, drôles et encourageants) que je ne remercierai jamais assez
  • la joie => passer Noël à la maison avec mes parents et ma soeur (qui sont des personnes plus qu’incroyables et exceptionnelles)
  • la tendresse => voir mes amis avant de partir (qui sont des personnes plus qu’incroyables et exceptionnelles)
  • la tristesse => voir ceux que j’aime avant de partir (eux qui me soutiennent, qui m’encouragent, qui me rassurent et qui m’apportent tellement de force)
  • la colère => mais pourquoi qu’il rentre pas dans le sac ce pull de @#’de!
  • la haine => mais c’est que je vais finir par le réduire en morceau moi
  • la déception => bon, allez, je le prends pas

Après cette semaine donc où j’ai enchaîné un quittage de boulot, un déménagement, un Noël, un faisage de sac et une escale avant l’aéroport, tout ça sur Brest, Saint-Brieuc :

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Rennes (pas de photos) et Nantes :

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me voici sur Montréal!

Entre le décollage de mon avion sur Nantes et mon arrivée à l’aéroport de Montréal, j’ai subi 6h50 d’avion (mais bon, iavait des films et des jeux!), et 3h d’attente pour un tampon dans l’aéroport de Montréal (merci le douanier qui m’a fait revivre les 12 travaux d’Astérix).

A part ça, l’avion, c’est chouette : tu manges bien, t’as le paysage sympa, t’as des jeux et des vidéos et surtout, t’as le décollage!! D’habitude, j’entends à chaque fois les forrains « vous en voulez encore? » mais cette fois, j’ai eu ça dans la tête :

Une fois sur terre, la douane passée, j’ai chopé un taxi et hop! direction l’auberge de jeunesse (40$ pour tous les aéroports -> centre ville). Une fois mes affaires posées : re-hop! Je vais dehors explorer le quartier :

auberge

 

J’étais contente parce qu’il y avait encore les décorations de Noël : arbre

 

Et puis surtout de la neige!

L’air était pur. Je me croyais au ski d’hiver sans tous les péteux. C’était cool!maison

 

Mais j’étais un peu triste pour les démunis qui subissaient le froid : cabine

voiture

 

Et puis, je suis rentrée à l’auberge, parce que c’était quand même soirée sangria!

Là-bas

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Aujourd’hui : grande nouvelle!!

J’ai appris que je pouvais avoir les yeux mouillés sur du Goldman…

Je rentrais du travail, toute tranquille, toute fatiguée et toute satisfaite de ma journée. Arrivée à ma voiture, j’y ai posé mes fesses et elle (je parle de la voiture) et moi sommes sorties du parking le cœur en joie. Rien à gauche, rien à droite. Allez, zou! On est partie pour la maison. J’allume la radio, espérant bien tomber sur une chanson des Stones ou une chanson d’Aretha Franklin ou même de la dance. Je m’attendais un peu à tout en bonne aventurière que je suis. A tout sauf à ça :

Forcément, je m’identifie. Forcément, je commence à chanter. Forcément, je suis toute contente. Et là, pour la 1ère fois de ma vie en écoutant cette chanson, je m’ identifie au gars :

« Ici nos rêves sont étroits, c’est pour ça que j’irais là-bas »
« Faut du cœur et du courage, mais tout est possible à mon âge »
« Ici tout est joué d’avance »
« Je te perdrais peut-être là bas, je me perds si je reste là »
« Tout est neuf et tout est sauvage »

Pendant cette chanson, mon imagination divague, comme à son habitude, et j’imagine : moi dans l’avion en route pour Montréal; moi à Nantes qui dit en revoir à ceux que j’aime ; et puis là : défilé! Je me suis vue aux soirées avec mes amis, en train de rire. Je me suis vue avec ma sœur en train de jouer à Téléphone Secret à Noël (et je parle du Noël de 2010). Je me suis vue à table avec mes parents, en train de discuter de tout et de rien, et surtout de tout. Je me suis vue avec O, en train de nous colorer les cheveux à Rennes. Je me suis vue avec S, en train de boire un café dans Nantes et de parler de ce qu’on s’était pas dit depuis tout ce temps. Je me suis vue avec J, en train de bouger nos fesses sur la piste de danse. Je me suis vue avec A, A et M dans un troquet parisien. Il y a eu un de ces putains de medley…

Et l’autre fille qui en rajoute :

« N’y va pas »
« Je te sais si fragile parfois »
« On a tant d’amour à faire, tant de bonheur à venir »
« J’oublierai ta voix, ton visage, j’ai beau le serrer dans mes bras, tu m’échappes déjà »
 

Ah bah merci!! Tu parles d’un encouragement!!

Et du coup, le drame est arrivé, j’ai eu des larmichettes sur du Goldman.

Et après, je me suis dit que bon, j’avais vraiment un cœur d’artichaut. Et qu’il valait mieux penser à autre chose avant que quelqu’un me voit.