Tristesse Club

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Saint-Brieuc, temps magnifique, pas un poil de nuage, grosse chaleur, comme souvent en Bretagne, samedi, 18 H… Un temps idéal pour aller au ciné. Si le film est un nanar, au moins j’aurai en gros passé deux heures au frais. Si ça se trouve, je vais avoir une séance privée…Bingo, je suis seul dans la salle.

Alors bon, j’ai passé deux heures au frais, mais surtout j’ai passé deux heures très agréables devant un film français dont j’ignorais tout, « Tristesse Club ». Ca sent le premier film et, effectivement, c’est le premier long métrage de Vincent Mariette. Un vrai régal…

Bon, bien sûr, ce n’est guère original, cela s’inscrit dans la lignée des bonnes comédies françaises, drôles autant qu’émouvantes, légères autant que plaisantes. Bien sûr, il n’y a volontairement aucune recherche de vraisemblance, le scénario est foutraque, mais on se laisse aller, car l’histoire est plaisamment racontée et il y a de vrais personnages et de belles séquences, entre surréalisme et franche bidonnade. Bien sûr on n’évite pas forcément les chutes de rythme, mais à aucun moment on ne s’ennuie! Les personnages sont attachants, clown triste, faux bellâtre au cœur tendre, petite minette espiègle et limite midinette, etc., etc.

Naturellement, pour que cela marche, il faut des acteurs qui assurent et, là, c’est tout à fait le cas. Ludivine Sagnier est belle comme un cœur, excellente dans son rôle, petite personnalité tendre et sentimentale, mais pas imperméable à l’émotion. Laurent Lafitte, une fois de plus, joue les bellâtres et on craint un peu le pire, mais le personnage est étonnant dans son évolution et de plus en plus crédible au fil des scènes. En outre j’ai découvert un acteur que je ne connaissais pas et qui explose à l’écran, dans une création burlesque et tendre à la fois, j’ai nommé Vincent Macaigne. Eh bien, celui-là, on peut dire qu’il a du talent: son personnage est désopilant.

Se succèdent donc les scènes drôles, loufoques, parfois surréalistes; une séquence m’a plus particulièrement marqué, celle où intervient Noémie Lvovsky, particulièrement délirante, mais l’ensemble tient la route.

C’est donc du cinéma drôle, émouvant, léger, mais qui en dit plus qu’il n’y paraît, subtil et attachant. Nous ne sommes absolument pas dans le registre de « Mais qu’est-ce qu’on a fait au bon dieu? », ça n’aura pas le même succès, et pourtant… c’est infiniment plus délectable!

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