Cambodge : Koh Rong aka Survivor Island

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Il y a des séjours au Cambodge que Denis Brogniart ne commente pas, même lorsque les instigateurs créent un séjour de 10 jours qu’ils appellent « Survivor ».

Tous les ans, depuis 3 saisons, j’ai un ami qui organise un séjour Survivor à l’occasion des vacances du Têt aka Nouvel An chinois.

L’année dernière, j’étais partie avec lui, sa copine et une autre amie en Thaïlande. Cette année, l’île de Koh Rong a été choisie pour effectuer un séjour de Robinson Crusoe avec pour seul confort une tente et des aliments ramenés du continent (essentiellement des boîtes de conserve).

À l’appel de mon ami, j’ai répondu présente mais pour un Survivor de princesses, c’est-à-dire, dormir sous un toit et repas à l’extérieur.

Cela fait déjà une semaine que je réside sur cette île paradisiaque et le bruit des vagues, la couleur du sable, l’eau cristalline et le sourire des locaux vont me manquer.

Premier jour

Après deux vols et un trajet en bateau, j’arrive sur Koh Rong avec une copine de Shanghai que j’ai embarquée dans l’aventure avec moi.

Le bungalow que nous allons occuper pour cette dizaine de jours est petit mais largement suffisant pour nous deux. Il y a une moustiquaire pour chaque lit et une douche.

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Le mode princesse est activé!

Le premier repas sur la plage est revitalisant et me rappelle plein de bons souvenirs, surtout le gingembre et la citronnelle mélangés à presque tous les plats.

J’avais passé un mois au Cambodge, il y a deux ans, et y avais découvert Phnom Penh et ses souvenirs du massacre des Khmers rouges, Siem Reap et ses temples majestueux, et Battambang et son calme reposant.

Cette fois, je n’allais au Cambodge qu’avec la ferme intention de me reposer et de laisser loin les exigences de mon travail.

Me voici donc sur cette île d’une beauté apaisante à mieux comprendre pourquoi les Américains l’ont choisie pour leur émission Survivor, leur « Koh-Lanta » made in USA.

Notre hôtel nous ayant proposé de venir nous chercher directement à l’aéroport de Sihanoukville ainsi que de prendre à sa charge les billets aller-retour pour l’île pour 40$ par personne, nous nous sommes fait trimballer de voiture privée en bateaux sans rien dire.

Après 4 heures de trajets et de changements de transports, nous étions enfin arrivées à « notre » plage.

Ce premier repas était donc parfait, avec le bruit des vagues pour nous endormir et les rires des Cambodgiens pour nous distraire.

Deuxième jour

J’appris la veille que mes anciens colocs de Toronto étaient également sur l’île.

Mais les rejoindre côté sud n’était pas si aisé… Y aller en bateau? 25$ en bateau au lieu des 5$ indiqués car il aurait fallu réserver la veille. Louer une moto pour y aller? Et comment la ramener après avoir descendu quelques bières? Après échanges avec ma copine et les locaux, la décision fut prise de prendre une moto taxi pour 15$.

Nous voici donc partis tous les trois sur la moto, ma copine au milieu, moi à l arrière et le chauffeur devant son guidon bien en main. Cela m’a rappelé le Vietnam!

Le chauffeur de la moto ne s’est arrêté qu’une seule fois pour traverser une allée de sable. Le reste du temps, rien ne le faisait stopper, ni les bosses, ni les flaques, ni rien du tout.

Arrivées sur le port des backpackers, un autre monde s’ouvrait à nous. Restos pas chers, hostels à 5$ la nuit, pubcrawl pour 10$, que des jeunes de partout (plus de familles avec enfants), musique techno en tout genre et différente tous les 10 mètres. Et bien que je n’eusse pas souhaité passer mes vacances sur ce coin de l’île, y être pour une soirée était absolument charmant.

Le reste de la route se fit à pied pour rejoindre le « Nestival », petit Festival organisé par un bar en bord de plage.

Et à peine après avoir commencé les 100 derniers mètres pour rejoindre le bar, je vis ceux avec qui j’avais passé tous mes week-ends et presque toutes mes journées pendant mes 11 mois à Toronto.

Toujours aussi souriants et semblant toujours aussi insouciants, ils n’avaient pas changé.

« Have you ever been that small Miss Popo? » fût la première question que j’entendis.

Même leur sens de l’humour n’avait pas changé. Bien qu’il se fut passé 3 ans et demi depuis mon départ du Canada, rien n’avait changé entre nous.

Le reste de l’après-midi se déroula comme la moitié d’une journée ensoleillée à Toronto: bières, volley ball et beaucoup de discussions.

Les trois me firent un résumé de ce qui s’était passé, qui était à présent en couple, qui était rentré en Irlande, qui avait obtenu sa résidence permanente au Canada.

Le reste du temps, nous étions à l’eau avec Bobby, licorne gonflable ramenée exprès de Shanghai par Linda.

Malheureusement, au bout de quelques heures, il était déjà temps de nous quitter. Je serais bien restée encore un peu mais bon, les en revoir n’en auraient pas été plus faciles.

Au bout de 20 minutes de marche, le village des backpackers passé, il nous fallait passer un autre petit village comprenant locaux et hippies occidentaux. J’étais toujours un peu éméchée et je sentais que la marche me faisait du bien.

C’est à ce moment où j’étais plongée dans mes pensées que je vis ma copine détaler à tout va sous les aboiements des chiens. Au même moment, je sentis la truffe d’un chien sur mon mollet et je me retournai pour lui mettre une petite claque et continuai ma route.

Remontée au niveau de Linda, je voulus la rassurer sur le cas des chiens. Après tout, nous étions parties pour une marche d’environ 2h et il n’était pas temps d’avoir peur de ci et de ça.

C’est là qu’elle me montra son mollet qui saignait… Elle s’était en effet fait mordre par un des cabots… Il n’en était pas moins qu’il nous fallait rentrer à notre bungalow et que la route était encore un peu longue.

C’est trois heures plus tard que nous arrivions enfin. Moi les mollets gonflés et le corps épuisé; Linda le cerveau angoissé d’avoir attrapé la rage…

Troisième journée

Journée de transports à faire un aller retour à Sihanoukville pour que Linda se procure le vaccin anti-rabbique. Rien de bien passionnant à signaler pour cette journée à part un rappel sur la nécessité d’avoir une assurance, surtout lorsque l’on voyage.

Quatrième journée

Linda est donc privée de nager et de mettre son mollet à l’eau.

Nous passons la journée avec les « survivants » sur leur camp qu’ils ont réussi à aménager de toilettes et d’un banc! Le luxe à l’état de sauvages!

Cinquième journée

Linda doit retourner à la ville pour sa deuxième piqûre anti-rabbique (elle en aura 4 à faire en tout) et je me prélasse à la plage avec Pearl Buck et son livre « Les enfants du dragon »; une trilogie que je vous recommande vivement!

De temps en temps, je jette des regards aux baigneurs et aux promeneurs. À d’autres moments, je profite de la Wifi et de l’utilisation libre des réseaux sociaux.

Sixième journée

Je pars pour un tour organisé avec tour en bateau, snorkeling (masque/tuba et zou! à l’eau!), pêche (de poisson, je n’en aurai pas eu un à mordre à mon petit bout de poulpe accroché au hameçon), dégustations de fruits et de poissons pêchés (oui, malgré mes faibles performances, on m’a autorisée à manger du poisson), coucher de soleil sur la plage et nage avec le plancton.

Une journée au top!

Je ne sais plus si c’est à partir de ce moment là ou dès le cinquième jour que mon cerveau a vraiment pu déconnecter.

Mon visage s’est également détendu et finies les poches sous les yeux.

Septième journée

Après un petit petit déjeuner composé d’un café et d’une mangue, nous allons pour la journée au campement.

La dextérité de la femme qui me vend des fruits à couper des ananas est incroyable!

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C’est la dernière soirée pour le couple et leur enfant de trois ans. Leur petit me fait penser à mon neveu qui a le même âge et avec qui j’aurais aimé jouer dans l’eau également.

Nous passons une soirée au « Moon », un des restaurants du coin qui permet aux touristes de manger les pieds dans le sable avec une vue sur la mer. Ça sent la fin des vacances à Koh Rong.

Il me semble que je commence déjà à regarder l’île avec nostalgie.

Huitième journée

Dernière journée pour Emeric et Loc qui repartent pour Sihanoukville avec le bateau de 8h30 le lendemain.

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Nous passons la journée à flâner et je continue dans l’avancée de mon livre qui devient de plus en plus passionnant!

Neuvième journée

Dernière journée pour les Shanghaiennes! Nous prenons le bateau le lendemain matin de bonne heure pour que Linda puisse avoir sa troisième injection le plus tôt possible et qu’on lui confirme (ou pas) qu’elle peut passer sa dernière journée au Cambodge dans l’eau.

Pour ma part, je me remets déjà à regarder les taux de pollution sur Shanghai. Ils sont plutôt rassurants. Ca tombe bien, dans une semaine, ce sera le retour au boulot et les prochaines vacances ne se feront qu’en juin. Il faudra tenir. Heureusement que les photos et les souvenirs restent pour me rappeler ce petit coin de paradis!

Petit film de cette 10aine de jours

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