Bienvenue à Halifax, Nova Scotia

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Lorsque j’étais encore au ranch, je ne savais pas vraiment où aller après le Saskatchewan:

– directement à Toronto? Hmmm… Sans travail, ça allait être dur d’y vivre pendant plusieurs semaines.

– Montréal? La ville est chouette mais déjà vue. C’est alors qu’un ami du ranch m’a conseillé d’aller faire un tour dans les Maritimes. Et j’ai trouvé l’idée plutôt chouette: retrouver le bord de mer allait être intéressant.

Mon choix était fait, j’allais partir 2-3 jours visiter Halifax. Le downtown, bien que charmant, est assez petit et en une après-midi, j’avais l’impression d’avoir tout vu.

Jour 1

Lorsque je suis arrivée à 6h00 du matin à l’aéroport, j’avais ce qu’on appelle dans la langue de Shakespeare « the head in the ass ». Arrivée au downtown après avoir voyagé dans le bus comme un zombie, je me suis posée dans un Starbucks avant de décider d’aller à l’auberge de jeunesse pour me « take » une petite « nap ». Finalement, j’ai juste pris une douche et hop! C’était parti pour la découverte de la cité.

Un peu d’histoire

 

Bon, la ville d’Halifax a toujours été une ville militaire:

« C’est l’un des plus grands ports de pêche au monde et la plus grande base navale militaire canadienne ».  merci Wiki encore une fois!

Il faut dire qu’elle a été bâtie par les Anglais comme base navale.

Halifax était appelée Chebucto (le plus grand port) (aussi Chibouctou en français) à l’origine par les Amérindiens Micmac qui vivaient là. En 1746, une escadre française parvient à grand peine à Chibouctou avant d’être décimée par le typhus et le scorbut: huit mille hommes ont péri dans ce désastre connu sous le nom de «campagne de Chibouctou». La ville d’Halifax a été fondée par le général Edward Cornwallis le 9 juillet 1749 comme avant-poste militaire pour les Britanniques dans le but d’attirer des colons et de concurrencer le port français de Louisbourg, dans l’île du Cap-Breton.

Wikipedia

En gros, les Anglais se sont bien moqués de nous, et ont récupéré la ville après que les colons français eurent échoué.

La citadelle

Construite sur le haut de la ville, la citadelle, en forme d’étoile, permet de surveiller les bateaux arrivant dans la ville.

Tous les jours, les canons de la citadelle retentissent pour signaler l’heure de midi. Forcément, story of my life, je suis arrivée à 12h03 et du coup, j’ai loupé de peu les gardes, habillés en costume d’époque; du coup, je ne les ai pas vu mettre le feu au canon. Mais j’ai quand même entendu le « BOUM », alors ça va, j’ai échappé à la honte. Mais pas au stress quand la détonation a retenti… Bref…

Musée de l’immigration

On est dans le poignant à Halifax. Pour preuve: Pier 21 et le musée de l’immigration, le « Ellis Island canadien » (bon, c’est une expression de moi hein!).

Plein d’Européens qui ont fui la guerre et l’après-guerre pour venir reconstruire une vie au Canada. Je vous laisse imaginer les familles déchirées, les attentes de ces immigrants, les déceptions; en gros, les joies et les bonheurs.

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Jour 2

le Musée Maritime de la ville

Situé sur Lower Water Street, le musée maritime d’Halifax nous apprend beaucoup sur l’histoire de la ville: de l’explosion du 6 décembre 1917, de l’aide apportée aux survivants du Titanic jusqu’à l’histoire des bateaux et des pirates.

Le 6 décembre 1917

En 1917, Halifax a été le site de la plus grande explosion provoquée par l’homme avant le bombardement atomique d’Hiroshima en 1945: l’explosion du Mont Blanc, navire de munitions français a détruit la ville sur 3 km².

Wikipédia

Cette partie du musée était vraiment émouvante. Lire les récits des familles déchirées par l’explosion m’a pas mal bouleversée (oui, je suis une petite sensible), surtout lorsque j’ai appris qu’avant l’explosion, les habitants regardaient « tranquillement » le bateau brûler. C’est à la détonation que beaucoup ont été projetés à des centaines de mètres de là où ils se trouvaient.

Aide au Titanic

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Un autre moment bien émouvant du musée et le fait le plus intéressant que j’y ai appris, c’est que les copains de Rose et surtout ceux de Jack ont été enterrés à Halifax.

En 1912, alors que le bateau est en train de couler après avoir heurté le fameux iceberg, les marins d’Halifax sont réquisitionnés pour porter secours à l’ « insubmersible ».

Arrivés trop tard, ils ont malgré tout pu récupérer quelques survivants.

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Avant d’être emporté vers le fond, le bateau était vraiment luxueux mais, comme on le sait tous, pas vraiment adapté en cas de soucis. (Le Monsieur sur la photo à gauche est mort, mais pas les femmes -sa mère et sa soeur- qui l’accompagnaient.)

Comme on apprend de ses erreurs, la tragédie du Titanic a permis d’améliorer les mesures de sécurité par la suite: plus de canots de sauvetage, plus de bouées de sauvetage, finies les navigations aux feelings : on navigue avec un radar pour annoncer les icebergs, etc.

Ai-je précisé que le capitaine n’était pas habitué à naviguer sur un si gros bateau?

Oui… Toutes ces morts auraient vraiment pu être évitées…

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La récupération des cadavres dans l’eau gelée, pour permettre l’enterrement des victimes, a été un lourd processus (surtout l’identification). Saviez-vous que par manque de place sur les bateaux, certains cadavres ont été remis à l’eau? Pas les 1ères classes.

On pensait déjà aux problèmes d’héritage. Pour les pauvres, en effet, il n’y a pas grand-chose à se partager entre les membres de la famille. Merci les pauvres! (thumbs up!)

Les Pirates

Bon, et puis, parce que les musées, c’est aussi fait pour s’amuser, l’exposition temporaire consacrée aux pirates était plus « détente ».

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Plus de photos de la ville d’Halifax ici:

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Jour 3

Couchsurfing

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Cette fois, j’ai été hébergée par un couple québécois: une première pour moi de faire du couchsurfing chez un couple, à parler français et à avoir un lit deux places rien que pour moi! Un confort assez inattendu! Gros luxe!!

Pendant que Manu m’a donné une leçon d’histoire sur les Acadiens, Louis m’en a appris un peu plus sur l’armée canadienne et sur son métier de militaire.

Le couple habitant en dehors d’Halifax, à Fisherman’s cove, j’ai pu découvrir un charmant village de pêcheurs et déguster une excellente « chowder ».

Au final, Halifax m’a énormément fait penser à Brest: situation géographique, histoire et présence militaire.

Bien contente d’avoir pu voir un bout de la Nouvelle-Ecosse, j’ai repris ma route après 3 jours de visite. Direction Percé, Gaspésie, Québec.

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2 réflexions sur “Bienvenue à Halifax, Nova Scotia

    • Wahooooo!!! Merci beaucoup Manu!! Ca fait vraiment du bien les encouragements 🙂 Hesite pas 😉 Gros bisous et encore une fois: fais signe quand tu es en France

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