Faire du wwoofing en Gaspésie

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Après mes quelques jours à Halifax, une nouvelle aventure m’attendait: faire du wwoofing chez une artiste en céramique à Percé, en Gaspésie.

Ah la Gaspésie! Beaucoup m’en avait déjà parlé avec passion: de beaux paysages rassemblant mer, terre et montagne. Une réputation bien justifiée.

Chez Marie-Jo Tommi, j’ai pu approcher l’art de la sculpture. En échange de 3h de travail par jour (à sabler, laver, et nettoyer les Fous de Bassant et les bateaux en grès), je recevais le gite et le couvert.

Des missions, des repas et un rythme de vie totalement différents du ranch. À l’atelier, j’ai rencontré Gab, Gabi, Gabrielle. Bénévole au Sea Schack, l’auberge de jeunesse HI de Ste-Anne-des-Monts, la Toulousaine prenait une semaine de « vacances wwoofing » à Percé. Lorsqu’elle m’a proposé de l’accompagner au Sea Schack pour ensuite descendre ensemble sur Montréal, j’ai tout de suite accepté.

gaspe

En allant trinquer à cette nouvelle aventure au seul bar du village ouvert pendant l’hiver, le Pit Caribou, un joli hasard nous attendait.

On dit que les Bretons sont voyageurs, on dit que les Bretons sont partout mais j’ai quand même été bien surprise lorsque j’ai retrouvé une copine de l’époque du lycée dans ce petit bar situé à l’autre bout du monde.

Un hasard me rappelant que le retour à la maison était pour bientôt.

Grâce à cette jolie rencontre, nous avons donc changé nos plans: plutôt que de partir directement pour le Sea Schack à la fin de la semaine, Gabi et moi avons accepté l’invitation d’aller passer une soirée chez mon amie retrouvée. Pour cela, encore une nouvelle expérience m’attendait: faire du pouce en Gaspésie.

Eh oui, en Gaspésie, on parle français. L’expression « faire du pouce » est donc de rigueur, et elle signifie « faire du stop ».

Enfin bref. Essayez d’imaginer la scène: deux filles portant chacune une vingtaine de kilos sur le dos à attendre sur une route en Gaspésie pour faire du stop. Oui… ça pue comme situation…

Eh bien non! Nous avons trouvé un couple de retraités charmant qui a bien voulu nous déposer à Douglastown.

20140321_155613Sur la route, Roger nous a raconté un épisode de l’histoire canadienne: la Déportation des Acadiens.

Les Acadiens, des Francais d’origine, habitaient pacifiquement avec les Natifs, à l’est du Canada (en Nouvelle-Écosse, sur l’Île-du-Prince-Édouard, et au Nouveau-Brunswick). Dans la seconde moitié du xviiie siècle, 11500 Acadiens ont été chassés de leurs terres, séparés de leurs familles et déportés par les Britanniques: une opération de nettoyage ethnique de grande envergure, compte tenu de la démographie de l’époque, puisqu’elle a transformé la composition de la population de trois provinces canadiennes, et aussi une partie de l’état américain du Maine.

Plus d’infos: ici.

C’est toujours chouette les rencontres éphémères qui t’apprennent un peu sur l’histoire d’un pays.

Notre soirée à Douglastown eut, quant à elle, un gout de soirées françaises. Partageant opinions, repas, et vin, nous nous remémorions les souvenirs du lycée. Le repas dura plus longtemps que les 30 minutes consacrés aux diners du ranch, où l’on mangeait pour être rassasiés, là où les repas français sont plus des moments d’échange qui peuvent durer des heures.

Gabi et moi reprimes notre route le lendemain pour la prochaine étape qui allait être moins culturelle: une escale au Sea Schack, « auberge festive ».

Plus de photos sur mon wwoofing en Gaspésie ici:

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