Derniers jours en Ontario : skidoo, brunch et tour du poteau

Poster un commentaire Par défaut

Il y a environ une semaine, je finissais mon dernier jour de travail au Canada.

Le vendredi 20 décembre 2013 était un jour pluvieux, mais un jour heureux. En quittant mon bureau situé sur King Street West, je marchais l’esprit libre et le sourire radieux. Je ne savais pas ce qui m’attendait pour les prochains jours, mais je savais que je restais libre de faire ce que je voulais de ma vie; et en fait, c’est ça le plus important: l’esprit de liberté.

Le lendemain, je partais avec les Français en direction d’Huntsville, village situé à 2h de Toronto. Deux voitures, deux chambres réservées et une expérience à laquelle je ne m’étais pas préparée: faire de la motoneige.

Le but de ce weekend était de faire un tour dans le Parc National Algonquin Park. Never happened. On a bien essayé le samedi, mais on est arrivé trop tard: le parc fermait. On a bien réessayé le dimanche, mais avec la tempête de neige, le parc était encore fermé. Du coup, on s’est « résigné » à faire de la motoneige. Le pied absolu.

Le casque ouvert, la neige nous piquait le visage. Le casque fermé, on n’y voyait rien car le casque avait gelé. Tu parles d’une variété de choix…

Quand j’ai « pris le volant », mon copilote m’a demandé si j’avais déjà fait de la moto. Naïvement, j’ai répondu qu’une fois, on m’avait ramené en moto sur Paris. Il a juste entendu le « oui ».

Dès que je suis montée à l’avant et que j’ai appuyé sur l’accélérateur, je suis rentrée dans une motte de neige. Bel essai… Après m’en être sortie, j’ai compris comment marchait la bête et là, c’était du bonheur. Et de la vitesse. Pas peu fière, j’ai vu que l’aiguille était montée à 80km/h lorsque je conduisais.

Une excellente journée à se prendre des fous rires dès que les autres motos rentraient dans des arbres ou lorsqu’on se prenait des bosses: des moments intenses remplis d’adrénaline.

Le reste du weekend à découvrir Hunstville était plus reposant.

En rentrant sur Toronto, on a eu la belle surprise de réaliser qu’on avait échappé à la tempête de neige qui a coupé plusieurs foyers d’électricité, mais aucun des nôtres.

Aunties & Uncles

Le lendemain: brunch prévu à « Aunties & Uncles« , un des brunchs les plus réputés de Toronto mais toujours complets les weekends, ou avec une file d’attente ridiculement longue.

On a compris pourquoi c’était rempli en permanence: le cadre vintage et la nourriture font du lieu une excellente place pour un brunch de hipsters.

Le reste du lundi et le lendemain ont été consacrés aux derniers (et aux premiers) achats de Noël.20131223_162319

20131223_165655Tag de Toronto sous la neige

Tour du poteau

Le lendemain, je me rendais compte que mon visa expirait… deux jours plus tard…

Et quand tu dois refaire un visa, tu dois « faire le tour du poteau », c’est-à-dire, repasser la frontière pour avoir un nouveau tampon imprimé sur ton passeport.

Pour se faire, il faut donc quitter le pays et y revenir. La ville la plus proche pour passer la frontière étant Niagara Falls, me voilà partie pour passer la douane aux chutes.

20131227_123416

Comme à chaque fois que j’ai été à Niagara Falls (une fois par saison quand même), j’ai découvert quelque chose de nouveau.20131227_124604

Cette fois, c’était le Casino de Niagara Falls où tous les octogénaires qui peuvent encore marcher (enfin… plus ou moins…) se rendent. J’ai lutté pour éviter de me faire écraser par des déambulateurs surexcités.

20131227_153703Paradis des p’tits vieux qui s’en foutent royal des chutes

20131227_125132Du côté canadien

20131227_125640Chutes enneigées

20131227_131601Sur le pont séparant Niagara US de Niagara Canadien

20131227_132550Du côté américain

20131227_133115

En arrivant à la douane américaine (que je n’avais même pas à franchir en fait), je suis tombée sur un des douaniers les plus gentils et drôles que j’ai jamais croisé.

À peine j’ai ouvert la bouche qu’il m’a sorti: « Are you from France? » Ben oui, avec mon béret -offert à Noël par un de mes colocs- il avait peu de chances de se tromper. Si j’avais pu ramener une baguette, je pense que j’aurais été la blague de l’année.

La douane passée, le gars m’a demandé si je voulais retourner direct au Canada ou passer un peu de temps du côté américain. J’ai pris la deuxième option comme je n’avais jamais pu admirer les chutes de l’autre côté.

C’est en rentrant du côté canadien que les douaniers sont redevenus des douaniers… J’ai jamais bien aimé ces gars: trop de pouvoir, trop de sérieux, trop de responsabilités pour un poste aussi absurde que de surveiller des frontières.

J’ai d’abord eu à faire à un mec plutôt sympa qui me posait plein de questions sur le pourquoi du comment de vouloir rester au Canada. Eh oui… c’est super louche de vouloir rester dans un pays pour le visiter… Mais ce gars a -malheureusement- passé le relais à son collègue bilingue…

Notre conversation (En parenthèses ce que je pensais lui répondre mais que je n’osais pas… Le gars a potentiellement un flingue…):

« Vous voulez aller où?
– (DTC) A Vancouver.
– Pourquoi?
– (Pourquoi pas?) Pour visiter.
– Combien de temps?
– (Tu m’emmerdes avec tes questions) Quelques jours… 5/10.
– Y faire quoi?
– (Genre ton cerveau a pas enregistré que tu m’as déjà posé la question?) Pour visiter.
– Seule?
– (Nan, j suis enceinte de quintuplés et j’espère bien les accoucher dans ton pays) Oui.
– Qu’est-ce que vous allez y faire?
– (ARE YOU FUCKING KIDDING ME MAN???!!!) Pour visiter.
– Je peux voir votre billet?
– (Tu veux pas voir mon slip aussi??) Je ne l’ai pas encore.
– Prenez le.
– (Ok) Ok »

Une fois qu’on a conversé encore 15 minutes du pourquoi du comment de ma vie, il m’a dit que c’était bon, m’a repassé mon passeport avec mon visa de touristes et m’a laissé partir.

20131227_145500Et hop, retour du côté canadien.

Visa… que… je… n’ai… pas… pensé… à… vérifier…

Sauf en arrivant au Casino…

20131227_154025Vue du Casino sur les chutes

Il m’a agrafé dans mon passeport un visa de travail pour 4 mois, avec un mauvais nom (Appelez-moi Micheal), une mauvaise date de naissance (je suis né en 1992…), un mauvais pays d’origine (Egypte), …

KARMA IS A BITCH MAN!!! Et mémo pour moi-même: ne jamais faire confiance à un douanier… Depuis, je me suis renseignée: pas de soucis pour rester sur le territoire canadien. Peut-être un peu mais bon… Par contre, si je le quitte, ça peut être chaud d’y revenir… Ah bah, c’est pas comme si j’avais un billet d’avion maintenant… Et que j’avais planifié d’aller à Seattle…

KARMA IS A BICTH vous dis-je!

Donc, si tout se passe bien, que je ne me fais pas arrêter, et reconduire à la frontière (laquelle? parce que c’est confus pour moi maintenant…), je pars le 10 janvier de Toronto pour aller à Vancouver (5h d’avion); je quitte Vancouver le 15 pour Calgary (15h de car… j’ai hâte… -ironie-) et je prends un autre car le 19 pour Edmonton. De là, une nouvelle expérience m’attend. Après « Martine à la ferme », vous allez pouvoir découvrir « Pauline au ranch ». Enfin… Si tout se passe bien…

canada

Publicités

Une remarque? Une question? Un encouragement? Poster un commentaire ici:

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s